Infowakat | Lutte contre la pratique de l’excision : « On peut et on doit mettre fin aux mutilations génitales féminines en une génération », Abdrahamane OUEDRAOGO
vendredi 24 novembre 2017
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Lutte contre la pratique de l’excision : « On peut et on doit mettre fin aux mutilations génitales féminines en une génération », Abdrahamane OUEDRAOGO

Girl generation a organisé une rencontre de concertation avec les ONGs œuvrant dans le cadre de la lutte contre la pratique de l’excision notamment celles ayant pris part à la formation des formateurs au mois de Mai 2017 à Dakar sur la communication pour le changement social. Cette rencontre s’est tenue au siège de l’association SOS/Jeunesse et Défis(SOS/JD) qui est l’agence hôte de Girl Génération au Burkina. Cette rencontre avait pour but d’échanger sur les perspectives de collaboration pour le compte de l’année 5 du programme de Girl Generation au Burkina Faso.

Célestin COMPAORE, coordonnateur de l’Association SOS/Jeunesse et Défis (SOS/JD)

La rencontre de ce jour a réunie une vingtaine de participants. Cet atelier qui est la conception de Girl Generation une technique de la communication pour« ne pas nuire », est une approche innovante  en matière de lutte contre la pratique de l’excision au Burkina Faso. Pour cette lutte, Célestin COMPAORE, coordonnateur de l’Association SOS/Jeunesse et Défis (SOS/JD) a indiqué que des « possibilités seront données aux associations afin de leur permettre d’avoir des subventions qui existent au  niveau de Girl generation dans le but de contribuer à lutter contre la pratique de  l’excision au Burkina Faso ».

Aussi, sur la formation de Dakar, a-t-il révélé qu’elle était une activité basée sur la formation de formateurs et a permis d’outiller l’ensemble des participants sur les techniques de communication dans le cadre de la lutte contre l’excision au Burkina Faso. A l’issue de cette rencontre, les participants entrevoient le développement des « actions innovantes » en impliquant les Forces de l’Ordre, les agents de sécurité, les routiers, etc. afin d’œuvrer à la lutte contre l’excision.

Mme KABORE/KABRE Mounirou de la fondation RAMA

Ainsi,  Mme KABORE/KABRE Mounirou de la fondation RAMA (Une fondation qui aide les femmes victimes de fistule obstétricale), participante à la formation de Dakar, a indiqué que cette formation lui a permis d’assimiler les différentes techniques de communication qui permettent de sensibiliser les populations sur la lutte contre la pratique de l’excision « sans les vexer ». Etant membre d’une association qui lutte contre les mutilations génitales féminines, elle a ainsi révélé que « de la majorité des femmes reçues au sein de leur association située dans la commune de Komsilga, 80 à 90% d’entre elle ont été victimes de l’excision ». A l’entendre, les connaissances qu’elle a acquises à la formation de Dakar lui permettra de mieux lutter contre la pratique de l’excision au Burkina Faso.

Abdrahamane OUEDRAOGO, Chargé de Programme de Girl génération au Burkina Faso, a fait savoir

Abdrahamane OUEDRAOGO, Chargé de Programme de Girl génération au Burkina Faso

que l’institution dont il est membre a un programme de « communication sociale pour changer les normes sociales qui sous-tendent les mutilations génitales féminines ». De la rencontre de ce jour qui consiste à faire le point de celle de Dakar et de projeter des perspectives à partir des clauses de ladite formation dans la mise en œuvre des futures activités, Abdrahamane OUEDRAOGOA a indiqué qu’avec le renforcement des capacités, « On peut et on doit mettre fin aux mutilations génitales féminines en une génération ».

Armand Kinda

Infowakat.net

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