Infowakat | Procès de Blaise Compaoré et de son dernier Gouvernement : "Il faut laisser Blaise tranquille", Soumane TOURE
dimanche 24 septembre 2017
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Procès de Blaise Compaoré et de son dernier Gouvernement : « Il faut laisser Blaise tranquille », Soumane TOURE

Soumane TOURE, président du Parti Indépendant pour le Travail et la Justice (PITJ) a convié la presse ce vendredi 14 juillet 2017 à Ouagadougou, pour donner sa lecture sur le procès de Blaise Compaoré et de son dernier gouvernement transféré devant la Haute Cour de Justice (HCJ). Un procès qu’il qualifie de «faux » et d’ « inique ».

« A la fin de cette conférence de presse, nous sommes sûr que nous aurons fini avec Salif Diallo », a introduit Soumane TOURE. Le procès des membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré n’est pas du goût du président du PITJ. Ce procès, à l’entendre, est un « faux procès inique » parce que selon lui, la Haute Cour de Justice (HCJ) n’a pas la compétence nécessaire pour juger Blaise Compaoré et son dernier Gouvernement. Après avoir fustigé la transition de tout bord, Soumane TOURE a estimé que cette transition et les « usurpateurs du MPP (Mouvement du Peuple pour le Progrès), malgré leur haine, ont du mal à qualifier les chefs d’accusation contre Blaise Compaoré et son dernier gouvernement devant la justice ». Aussi, assène-t-il que « la HCJ ne peut être transformée en une juridiction d’exception par la transition et les usurpateurs du MPP pour assouvir leur haine contre Blaise Compaoré et son dernier gouvernement ». Selon lui, les « usurpateurs du MPP », après examen, conscients que la HCJ était incompétente dans ce procès, ont dû requalifier les chefs d’accusations pour aller au jugement devant une HCJ « bricolée par l’Assemblée godillot de Salif Diallo comme responsable des victimes de l’insurrection ».

Cependant, le PITJ entend toujours dénoncer « l’inconstitutionnalité » de la Transition et du CNT ainsi que celle de la loi portant organisation et fonctionnement de la Haute Cour de Justice. Le parti dénonce également « l’illégalité du Conseil constitutionnel » et entend dire à ceux qu’il qualifie d’usurpateurs, de « laisser Blaise Compaoré tranquille parce qu’ils l’ont mis eux-mêmes hors de portée de leur haine par la loi d’amnistie qu’ils ont votée et inscrite dans la constitution du temps où ils étaient au CDP (Congrès pour la Démocratie et le progrès) et dirigeaient l’Assemblée nationale ».

S’il faut juger Blaise Compaoré et son dernier gouvernement, Soumane TOURE pense que «  les vrais cerveaux, les principaux organisateurs », ceux qui ont financé et armé les manifestants, en l’occurrence « les usurpateurs du MPP, avec Salif Diallo en tête », doivent eux aussi être jugé car leur gestion est aussi comptée dans les 27 ans que Blaise Compaoré a fait au pouvoir. Il demande cependant au procureur général du Faso de poursuivre Salif Diallo et autres comme organisateurs de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 qui a fait plusieurs victimes et des blessés. Ainsi, a-t-il indiqué au procureur général du Faso, en ce qui concerne la culpabilisation de Salif Diallo, qu’il lui suffit d’obtenir la levée de l’immunité parlementaire de ce dernier, pour dit-il, « le déposer à la MACO (Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou) ». Dans ce sens, ajoute Soumane TOURE, « le PITJ ne doute pas que Salif Diallo et autres seront condamnés à 10 ans de prison au minimum conformément à la loi 043/96/ADP portant code pénal au Burkina Faso ».

Armand Kinda

Infowakat.net

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