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26e anniversaire des droits de l’enfant: La lutte contre le mariage précoce en vigueur!

Conférence de presse ce mardi 17 novembre 2015 des acteurs de la promotion des droits des enfants  au Burkina et leurs partenaires. Point sur l’organisation du  26e anniversaire  de la convention relative aux droits de l’enfant sous le thème : « Le mariage d’enfants au Burkina : mobilisation et synergie d’actions pour éradiquer le phénomène » prévu pour le 20 novembre 2015.
 
20 novembre 1989-20 novembre 2015, exactement 26 ans après la signature de la convention relative aux droits de l’enfant. Ce 26e anniversaire est placé sous le thème d’un mal qui mine la société burkinabè, il s’agit  du mariage précoce.  Pour le représentant des partenaires, Marc Rubin de l’UNICEF, « on estime que 15 millions de filles dans le monde sont mariées chaque année avant d’atteindre 18 ans et plus de 700 millions de femmes ont été mariées dans leur enfance. Dans les pays en développement,  une fille sur trois est mariée avant l’âge de 18 ans, et une sur neuf avant l’âge de 15 ans dont certaines n’ont que huit ou neuf ans. »
 
Un phénomène de grande ampleur au Burkina Faso
C’est donc dire que le phénomène est inquiétant. C’est à ce titre que les différents acteurs ont reconnu que « mariage précoce rime avec avenir compromis des enfants ». Pour le cas du Burkina et selon le ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale, « le mariage des enfants de 12 à 14 ans touche 1,6% de garçons et 2,5% selon le recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) chez les 15 à 19 ans, 3,6% pour les garçons et 35,5% pour les filles. Les filles sont plus touchées en milieu rural soit 43,7% et les garçons en milieu urbain soit 15,1%… L’analyse des annuaires statistiques du ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale (MASSN) de la période de 2009 à 2012 montre qu’environ 1000 filles sont victimes de cette pratique par an et ce chiffre ne représente que les seuls cas enregistrés par les services sociaux.
 
 
Persistance du phénomène malgré la législation
Pour Yves Z. Kaboré, secrétaire général du MASSN, ce phénomène constitue une violation des textes et conventions nationales, régionales et internationales par les pays qui les ont ratifiés. La charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant  stipule en son article 21 que : « les mariages d’enfants et la promesse en mariage de jeunes filles et garçons sont interdits ». De même, le code pénal burkinabè interdit le mariage forcé. Des peines sont encourues pour ceux qui le transgressent allant de 06 mois à 03 ans. Pour Yves Z Kaboré,  «cet article ne permet pas de réprimer les mariages coutumiers et religieux qui ne sont pas reconnus par la loi alors que les mariages précoces et forcés relèvent de ces types ». Il y a un  vide juridique autour du code coutumier, ce qui entraine la persistance de certains maux.
 
Appeler le 116 pour dénoncer tout mariage précoce
Pour cette année et dans les activités marquant ce 26e anniversaire, les différents acteurs prévoient d’intensifier la communication, conception et diffusion de spots radio sur le territoire national et des rencontres et sensibilisation pour démontrer la nécessité d’éliminer ce mal qui tue l’économie nationale et déjoue toutes les planifications en terme de natalité, de réduction de la pauvreté. Les différents acteurs ont par ailleurs insisté sur la nécessité d’alerter les services de l’action sociale pour tout comportement tendant à encourager le mariage précoce. Un numéro vert est  à la disposition des populations et c’est le 116. En cette période de campagne électorale, ils ont invité les différents candidats à la présidentielle et aux législatives  à tenir compte de cette lutte et à l’inscrire dans leur programme politique. Candidats, à vos marques. Il est encore temps de gagner de l’électorat.
 
infofaso.net
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