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30 ans du SIDA au Burkina Faso : Plus de 110.000 personnes infectées

Le Secrétariat permanent du conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST), dans l’optique de la commémoration des 30 années de sa lutte contre le Sida au Burkina Faso, a animé un point de presse ce lundi 3 octobre 2016 à son siège. Cette conférence de presse avait pour objectif d’éplucher les différentes séquences de la lutte afin d’entrevoir de nouvelles perspectives pour bouter une foi pour toute le sida de notre contrée à l’horizon 2030.

Le présidium à ce point de presse pour la commémoration des 30 ans du sida
Le présidium à ce point de presse pour la commémoration des 30 ans du sida

Le thème : « 1986-2016 : 30 ans de sida au Burkina Faso, enseignements et perspectives », a été la pierre angulaire de tous les échanges tenus entre les journalistes et les acteurs de la lutte contre le sida. 30 ans maintenant que le sida  a fait son apparition au pays des hommes intègres. Et 30 ans qu’une lutte indéfectible a été lancée contre cette maladie qui ne prenait que du terrain sur toute l’étendue du territoire quitte à ce que les acteurs de cette lutte ont décidé de marquer une halte dans leur périple pour faire un examen rétrospectif de cette lutte.

En rappel, au Burkina Faso, les premiers cas de sida ont été reconnus et notifiés par l’OMS en 1986. De 1987 à 1998, la réponse nationale au VIH a été marquée essentiellement par l’élaboration et la mise en œuvre de trois (3) plans d’actions successifs. L’adoption et la mise en œuvre de politiques et programmes au cours de ces 30 ans de réponse nationale au VIH/SIDA ont donc contribué de manière significative à stabiliser la progression de la pandémie. C’est ainsi que la prévalence en population générale (15-49 ans) estimée à 7, 17% en 1997 est passée à 1,2% en fin 2009 et à 0,90% de nos jours selon les estimations de l’OMS/ONUSIDA. « Ces résultats sont le fruit d’une synergie d’action entre l’appui constant des partenaires techniques et financiers », a reconnu Didier Romuald Bakouan, SP/CNLS-IST. Les nombre d’infection dû au sida étant en baisse depuis des années, le Secrétaire Permanent a estimé qu’il était nécessaire pour les acteurs de la lutte de marquer une halte pour jeter un regard rétrospectif et mener la réflexion prospective pour l’atteinte de l’objectif, afin de, « mettre fin au VIH/SIDA à l’horizon 2030 ». C’est d’ailleurs, a-t-il estimé, la quintessence de cette commémoration des 30 années de lutte contre le sida au Burkina Faso en cette année 2016. « Dans 15 ans l’on doit pouvoir déclarer la fin du sida au Burkina Faso », s’est-il lancé un défi.

Le bilan de la lutte contre le SIDA

Dr. Didier Romuald Bakouan, SP/CNLS-IST
Dr. Didier Romuald Bakouan, SP/CNLS-IST

Pour ce qui est de ce point, il rappeler que la lutte sans merci contre cette maladie à soumis à la descension conséquente le nombre de personnes infectées et ce, depuis 1997. Rappelons que plus de 110.000 personnes vivent aujourd’hui avec le sida au Burkina Faso. Et 80.000 à 90.000 personnes sont connues par les services du SP/CNLS-IST ; 58.000 personnes sont sous traitement. De tous ces chiffres, il a été dit que la ville de Ouagadougou porte le plus grand poids des personnes vivant avec le Sida. « Après 30 ans de lutte, moins d’un quart (1/4) de la population connait son statut », a déploré Didier Romuald Bakouan avant de fixer un objectif pour le SP/CNLS-IST d’arriver à ce que d’ici à 2020, 90% des personnes vivant avec le sida connaissent leurs statut.

Les activités commémoratives des 30 années du sida

A entendre Didier Bakouan, à l’occasion de ces commémorations, des activités médiatiques, des débats thématiques, une caravane, des sensibilisations et une journée porte ouverte, etc. seront organisés pour enfin endiguer l’évolution de la maladie.

Pour ce qui est du financement extérieur pour cette lutte, il a été révélé qu’il est en baisse depuis 2010 et les acteurs de lutte contre le sida ont tenu, à ce point de presse, à féliciter le gouvernement burkinabè, qui selon eux est très engagé à soutenir financièrement la lutte afin qu’à l’horizon 2030 l’on ne dénombre aucune infection liée au VIH/SIDA. C’est ainsi que, Job SAGBOHAN, directeur pays de l’ONUSIDA estime que « si le fonds mondial est le seul partenaire financier actuel du Burkina, il y aura une grappe, et il revient à l’Etat de combler le vide ».

Armand Kinda                                                      

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