Infowakat | Affaire koglweogo à Karangasso Vigué : «Si quelqu’un a dénudé sa femme, qu’il le dise au lieu d’accuser les Koglweogo », Rasankande Naba Sonré, Chef des Koglweogo
Categories

Affaire koglweogo à Karangasso Vigué : «Si quelqu’un a dénudé sa femme, qu’il le dise au lieu d’accuser les Koglweogo », Rasankande Naba Sonré, Chef des Koglweogo

Le groupe d’auto défense appelé Koglweogo, sur toute l’étendue du territoire burkinabè, a présenté ses vœux de nouvel an au Mogho Naba ce samedi 10 février 2018. A cette rencontre, les hôtes de l’empereur des Mossé sont revenus sur l’affaire de Karangasso Vigué où les dozos souhaitent leur départ parce que, selon certaines informations distillées dans l’opinion,  les Koglweogo auraient dénudé une femme pour un (simple) vol de téléphone portable. « C’est archifaux », lance le Rasankande Naba Sonré, Chef des Koglweogo. «Si quelqu’un a dénudé sa femme qu’il le dise au lieu d’accuser les Koglweogo », ajoute-t-il, précisant qu’il n’y a jamais eu de mésentente entre eux et les dozos de la région de l’Ouest comme le font croire certaines personnes.

Seydou Madi Ouédraogo, membre des Koglweogo

La grogne qui existe entre les Kolgwego (groupe d’auto défense) et les Dozos (Chasseurs) de Karangasso Vigué (Ouest) continue de faire jaser. Ce samedi au palais de sa Majesté le Mogho Naba, les Koglweogo ont donné leur version des faits. Et contrairement à ce qui était distillé dans les médias et sur les réseaux sociaux,  les Koglweogo disent n’avoir jamais dénué une femme. « Quand l’on veut tuer son chien, il l’accuse de rage », soutient le chef des Koglweogo.  « Nous n’avons jamais dénudé une femme. Si quelqu’un a dénudé sa femme qu’il le dise au lieu de vouloir accuser les Koglweogo », martèle-t-il. Pour le chef des Koglweogo, toutes ces accusations persistent simplement parce que le progrès des Koglweogo dans la lutte contre le grand banditisme « déplais  à certaines personnes ».

Rasankande Naaba Sonré, Chef des Koglweogo

Revenant sur l’affaire dite de femme dénudée par les Koglweogo, Seydou Madi Ouédraogo, membre des Koglweogo pense que c’est un pur montage de certaines personnes de mauvaise foi. « Même quand un enfant marche nu, comment le trouvez-vous ? Si un homme intègre part jusqu’à dénuder une femme, croyez-vous ça normale ? Ce n’est qu’un mensonge. C’est comme l’a dit notre chef, quand tu veux tuer ton chien tu l’accuse de rage avant de l’abattre », renchérit-il, précisant que, contrairement à ce que pensent certaines personnes, les dozos sont les hôtes des Koglweogo et qu’il ne peut y avoir d’altercation entre ces deux groupes. « Ils nous ont acceptés chez eux. Ils nous ont même offert des terres pour nos travaux champêtres. Si eux ils ont oublié cela, nous n’oublions jamais leur bienfait envers nous », rappelle-t-il avant d’indiquer que leur volonté d’implanter les Koglweogo dans cette région ne s’inscrit pas dans un esprit belliqueux. « Ce n’est pas pour chercher la bagarre, c’est juste pour protéger nos biens et même aller jusqu’à protéger les biens des dozos », a-t-il dit, invitant toutes les populations à s’abstenir de voler.

Les Koglweogo ont demandé aux dozos d’être compréhensifs et de toujours garder à l’esprit qu’ils sont leurs hôtes. « Quoi qu’il arrive, nous serons toujours ensemble. Nous souhaitons travailler dans l’unité avec eux comme le font la Gendarmerie et la Police »,  a laissé entendre Seydou Madi Ouédraogo affirmant que depuis l’implantation des Koglweogo dans la région de l’Ouest, « les braquages ont diminué alors qu’il y en avait chaque trois jours dans cette région ».

Armand Kinda

Infowakat.net

Laisser un Commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

INFOWAKAT.NET