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Affaire Policier giflé par un Gendarme : UNAPOL détient des preuves « accablantes »

Le Syndicat de la Police nationale (UNAPOL) a organisé une conférence de presse le mardi 29 Août 2016 à Ouagadougou. Cette conférence avait pour but d’amener la population burkinabè (toutes les couches sociales confondues) à « arrêter d’humilier » les policiers dans l’exercice de leur fonction. Animée par Wakibou SENOU, Secrétaire général (SG) et ses camarades de lutte, Moussa Siyalé PALM, secrétaire à la communication et aux relations extérieures, Lassina Traoré, Chargé d’affaires juridiques et W. Moïse Ouédraogo, délégué du centre ; cette conférence fut le lieu pour les conférenciers de s’exprimer sur différents dossier relatifs au corps de Police.

 Wakibou SENOU, le SG de l’UNAPOL
Wakibou SENOU, le SG de l’UNAPOL

Au total, quatre points ont été abordés par les conférenciers. Le dossier relatif à l’affaire du Gendarme qui a giflé le policier ainsi que celui du policier renversé par un véhicule « bélier » et ayant un bras cassé (Omar Zongo). Aussi, faut-il, ajouter la question de la non prise en compte du syndicat dans la commission d’affectation et celle des policiers radiés suite à la mutinerie de 2011.
A l’entame de sa prise de parole, Le SG de UNAPOL a rassuré à l’opinion publique que son poste fait sur son site faisant état d’un gendarme qui a giflé un policier est « authentique ». Aussi, le SG a-t-il rassuré qu’ « il n’existe aucune tension entre la police et les autres corps ». Pour cela, a-t-il confié que le syndicat a à sa disposition des preuves requises pour convaincre tout tribunal qui appliquera le droit. Et dans la mesure où l’affaire ne sera pas gérer de façon convenable, « les preuves seront là et elles sont accablantes », a-t-il rassuré.

De l’affaire du Gendarme qui a giflé le policier dans l’exercice de ses fonctions, UNAPOL invite les médias et le peuple burkinabè à rester imperturbables face « aux tentatives désespérées de certaines personnes de nier les faits, au risque même de se ridiculiser ». En tout été de cause, confit Wakibou SENOU, « nous disposons des preuves requises pour convaincre tout tribunal qui appliquerait le droit comme il se doit ». Pour UNAPOL, cette tentative éhontée de nier les faits est la résultante d’une volonté désespérée de « gérer » une situation que les deux hiérarchies Gendarme-Policier ont l’habitude d’appliquer à des cas qui au demeurant requiert tout autre traitement. Selon UNAPOL, « gérer » sous-entend que les deux hiérarchies veulent étouffer l’affaire à l’amiable sans qu’aucune sanction ne soit prise à l’encontre du fautif. L’UNAPOL condamne de telles manières de gérer la situation. « Plus jamais nous n’accepterons ces humiliations dont nous sommes constamment victimes », s’est indigné le SG. Pour que de tels incidents ne se reproduisent plus, UNAPOL invite l’autorité à envisager une campagne de sensibilisation sur les rapports entre les Forces de sécurité et la nécessité de cohabitation pour le bien-être des populations.

Les journalistes ont accordé beaucoup d’importance à ladite conférence
Les journalistes ont accordé beaucoup d’importance à ladite conférence

De l’affaire du policier renversé par le « véhicule bélier », le SG révèle que UNAPOL a déjà saisi ses conseils juridiques en la personne de Me Arno SAMPEBRE et Me Sayouba NEYA afin de se constituer, d’une part, partie civile dans cette affaire, et d’autre part, de s’assurer que ladite affaire ne soit pas traiter comme les autres de ce genre l’ont été auparavant.

En ce qui concerne la non prise en compte de l’UNAPOL dans la commission d’affectation, le syndicat estime dans ce sens, qu’il y a eu « violation du décret N° 2006-181 par le Directeur général de la police nationale ».
A la question des policiers radiés depuis 2011, l’UNAPOL a adressé une lettre ouverte (une doléance) au Président du Faso (PF) afin qu’il laisse parler son « cœur d’époux, de chef de famille et de père », dans l’optique de rappeler ces policiers radiés (ceux qui n’ont pas commis des actes aussi graves) à leur fonction. « Nous demandons au PF de les faire venir parce que nous avons besoin d’eux », a confié le SG.

« Y a-t-il une tension entre la police et les autres corps ? »
Pour Wakilou SENOU, la gendarmerie et la police sont deux (2) forces complémentaires. « Nous intervenons en premier lieu pour la sécurité et ils interviennent en tant que force de deuxième catégorie », a-t-il expliqué. Ainsi, a-t-il rassuré qu’ « il n’existe aucune tension entre la police et les autres corps ».

Armand Kinda
Infowakat.net

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