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Affaire Rayongo : Youssouf Ouédraogo et Abdoulaye Sawadogo voulaient endeuiller le Burkina Faso

Le coup déjoué par nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans le quartier Rayongo de la capitale burkinabè dans la nuit du 21 au 22 mai 2018 révèle après l’enquête de la Police Judiciaire, que les présumés terroristes qui avaient élu domicile dans cette villa luxueuse étaient composés de deux (2) Burkinabè (Youssouf Ouédraogo et Abdoulaye Sawadogo) et  deux (2) maliens. Ainsi, l’on peut dire que des Burkinabè fomentaient un coup pour endeuiller des familles burkinabè.

Après les attaques du 2 mars dernier à l’Etat-Major Général des Armées et à l’ambassade de France dans lequel ont péri huit (8) vaillants soldats du Burkina Faso et 8 assaillants abattus, une équipe d’investigation des services de renseignement de la Gendarmerie Nationale et de la Police Nationale, des services de police judiciaire et l’Agence nationale de Renseignement (ANR), a été mise en place. Cette investigation, à en croire Maïza Séré/Sérémé, Procureur du Faso, au cours d’une conférence de presse organisée ce mercredi 23 mai 2018 au Palais de Justice de Ouagadougou pour faire le point des évènements de la nuit du 21 au 22 mai 2018 à Rayongo, « a permis d’identifier la planque des présumés terroristes dans une mini villa dans le quartier Rayongo de l’Arrondissement n°11 de Ouagadougou ».

C’est ainsi qu’une opération d’interpellation a été organisée dans la nuit du 21 et 22 mai 2018 et exécutée par l’Unité Spéciale d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (USIGN). Les individus au nombre de quatre (4) qui étaient dans la villa ont refusé d’ouvrir la porte à l’USIGN et ont « directement ouvert le feu », selon les explications de la procureure du Faso. Des échanges de tirs nourris se sont ensuivis entre les éléments de l’USIGN et les occupants de la cour, qui ont duré jusqu’au petit matin avec un bilan de trois (3) assaillants abattus, un capturé, un décès des suites de blessures du Maréchal des logis-chef François De Salle Ouédraogo de l’USIGN et six (6) blessés dont quatre (4) gendarmes et deux civils.

Plusieurs plaques d’immatriculation de vélomoteurs et de voitures, une motocyclette et un vélomoteur, un véhicule de marque Nissan Alméria du même modèle que celui utilisé contre l’Etat-major Général des Armées le 2 mars 2018 ont été découverts sur les lieux de l’assaut.

« Les premiers éléments de l’enquête font ressortir que les quatre individus qui occupaient la villa depuis le 10 mai 2018, sont de nationalité burkinabè et malienne. Les burkinabè OUEDRAOGO Youssouf et SAWADOGO Abdoulaye alias Abdallah ont été abattus ; la troisième personne abattue, de nationalité malienne se nommerait SANDRA Malick ; la personne interpellée, de nationalité malienne également s’est présenté sous le nom de CISSE Mohamed », foi Maïza Séré/Sérémé. L’enquête a aussi révélé que ces individus projetaient une attaque dans la capitale Ouagadougou, courant mois de juin 2018 contre des « cibles importantes ».

L’enquête révèle également un lien entre les occupants de la villa et les assaillants des attaques terroristes du 2 mars dernier. « Ils appartiendraient au même groupe terroriste Al-Mourabitoun, un des groupes terroristes composant le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (Nusrat al-Islam Wal-Muslim) », a ajouté la procureure du Faso qui a tenu à souligner que le cerveau présumé du groupe des assaillants, en la personne de SAWADOGO Abdoulaye alias Abdallah est impliqué dans l’attaque de la Brigade Territoriale de Gendarmerie de Samorogouan du 9 octobre 2015 et qu’il fait aussi partie du groupe de terroristes, démantelé dans le quartier de Kilwin le 23 octobre 2016.

Le Pôle judiciaire spécialisé dans la répression des actes de terrorisme a ouvert une enquête de flagrance pour association de malfaiteurs terroristes, assassinats, tentative d’assassinats, vols aggravés, détention illégale d’armes à feu et de munition le tout en relation avec une entreprise terroriste et pour financement du terrorisme.

Pour des vérifications d’identité, plusieurs personnes (une trentaine) ont été maintenues à la disposition de la police judiciaire.

Armand Kinda

Infowakat.net

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