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Alban Zoungrana : La présidentielle du 22 novembre 2020 sera une simple formalité pour l’UPC

L’Union pour le progrès et le changement, l’UPC, qui a récemment investi son candidat à la présidentielle du 22 novembre 2020, en la personne de Zéphirin Diabré, croit fermement en ses chances de victoire. C’est la conviction d’Alban Zoungrana, 2e adjoint au maire UPC, de l’arrondissment 5 de Ouagadougou. Pour lui, il n’y a pas de raison que l’actuel régime ne soit pas sanctionné et balayé par les électeurs, au profit d’une nouvelle gouvernance incarnée par le parti du lion.

Infowakat.net : Comment se porte l’UPC, quand on sait que l’année 2020 n’a pas été de tout repos, avec notamment, une fronde interne suivie d’une scission d’une dizaine députés à l’Assemblée nationale. Il y a eu également l’épisode de la démission de certains cadres du parti, dont celle de Louis Armand Ouali, nommé depuis lors conseiller du chef de l’Etat, Roch Christian Kaboré…

Alban Zoungrana, A.Z : Merci à Infowakat.net de nous donner l’occasion de parler de la vie de notre parti. L’UPC se porte bien, en dépit de toutes les péripéties que vous avez pu constater çà et là. L’UPC est resté un parti solide, un parti qui apporte au quotidien sa contribution pour le bonheur du peuple burkinabè.

Malgré tout ce que vous avez constaté, l’UPC est resté droit dans ses bottes. L’UPC est un parti qui  est organisé, qui a une vision, qui aspire à gouverner et à apporter des solutions aux aspirations les plus légitimes des burkinabè.

Rassurez-vous, l’UPC n’a aucun problème. Ce que vous évoquez en termes de départ des uns et des autres, vient même permettre à une nouvelle élite d’émerger au sein du parti, disponible, disciplinée, et qui  n’attendait que l‘occasion pour faire valoir ses compétences.

Infowakat.net : L’UPC vient d’organiser le congrès d’investiture de son candidat à la présidentielle du 22 novembre 2020. Ce congrès d’investiture a-t-il répondu à toutes vos attentes en termes de mobilisation ?

A.Z : Le congrès d’investiture a répondu à nos attentes. La mobilisation a été à son paroxysme. Nous avons, à travers ce congrès, montré que l’UPC est un parti solide, qui a une force indescriptible, un parcours, un parti qui a le soutien populaire, à travers la démonstration que vous avez pu constater. Du reste, nous ne doutons point  que l’étape du 22 novembre 2020, sera une simple formalité politique pour nous nous.

Infowakat.net : D’un congrès à un autre, il ressort à travers les réseaux sociaux, que l’argent et du carburant  aurait été distribué aux militants. Qu’en a-t-il été à l’UPC ?

A.Z : L’UPC n’a pas versé dans cette bassesse que vous pouvez constater ailleurs. Depuis que l’UPC a été créée en 2010,  il est arrivé comme 2e force politique en 2012, derrière le grand CDP de Blaise Compaoré. Lorsque nous avons enclenché les premières marches pour lutter contre la modification de l’article 37, la mise en place du Sénat, l’UPC n’a pas eu besoin de donner 1 franc à quelqu’un.

Aujourd’hui, notre stratégie de mobilisation est claire : la mobilisation citoyenne à travers des actions conséquentes. Car lorsqu’on adhère à une cause, on n’a pas besoin de se faire soudoyer avec un teeshirt ou de l’argent.

Personnellement, en tant que leader de la mobilisation des militants dans mon secteur, je puis vous assurer qu’on s’est juste contentés de sachets d’eau, afin que les gens puissent avoir de l’eau à boire au cours du congrès. Les militantes et militants de l’UPC, dans leur conviction, ont tous mis la main à la poche, pour que ce congrès soit une réussite.

Infowakat.net : Qu’est-ce qui, en 2020, pourrait faire la différence en faveur de l’UPC et qui aurait fait défaut en 2015, selon vous ?

A.Z : L’UPC a un parcours que personne ne peut nier. Il a une vision et des acteurs qui ne sont ni de près ni de loin mêlés à tout ce que vous pouvez trouver comme mal gouvernance dans ce pays. Depuis le régime de Blaise Compaoré, jusqu’à sa chute. Que ce soit le régime MPP de 2015, vous avez également entendu des critiques, çà et là. L’UPC est un parti qui n’a pas de passifs vis-à-vis des citoyens burkinabè.

A la différence de 2015, l’UPC se trouve aujourd’hui au centre, à équidistance des différents conflits qui existent sur la scène politique, notamment entre l’ancienne et la nouvelle majorité. Nous pouvons donc rassembler le peuple burkinabè, parce que nous n’avons de griefs contre personne.

Infowakat.net : Vous ne craignez pas des incompréhensions en ce qui concerne une alliance entre l’UPC et le CDP ?

Je ne peux pas comprendre qu’il puisse exister un malentendu au sujet d’une alliance entre l’UPC et le CDP, dans l’éventualité d’un second tour pour la présidentielle de novembre 2020. Le CDP a investi son candidat  le 26 juillet 2020, l’UPC a investi le sien, le 25 juillet. Ce qui veut dire que les 2 partis partent à la bataille électorale. Pour la conquête du pouvoir d’Etat.

Si éventuellement il y a second tour et que l’un des deux partis se retrouve face au MPP, cela voudrait dire qu’en tant que partis de l’opposition et tant que partis prenant part aux concertations dans le cadre du chef de file de l’opposition, nous puissions mettre nos forces en commun. Et c’est ce qui est en train d’être conçu.

Infowakat.net : N’avez-vous pas plus à craindre du retour du CDP que l’adversité du MPP ?

A.Z : L’UPC ne craint personne. Le CDP, quand il était dans sa grande santé politique, l’UPC lui a infligé la raclée que vous connaissez. Le MPP dans forme actuelle, l’UPC n’a pas manqué de lui infliger la raclée que vous connaissez également.

L’UPC est resté constant. Il a une stratégie de mobilisation sans faille. Donc l’UPC ne craint personne sur la scène politique. Et lorsque le lion rugit dans la savane, aucun autre animal ne peut se dresser contre lui.

Lire aussi ⇒ Elections 2020 : « nous ne sommes pas là pour jouer » (Nassira Sanfo)

Infowakat.net : Quid du départ de certains ténors du parti dont on dit qu’ils étaient des acteurs de terrain de premier plan dans la mobilisation. Leur départ n’a-t-il pas fait mal à l’UPC ?

A.Z : Je ne sais pas quel mal leur départ a pu faire au parti…

Infowakat.net : Ils affirment pour certains d’entre eux, avoir de bonnes bases et des assises solides dans leurs régions…

A.Z : Raison pour laquelle certains d’entre eux espéraient voir prolonger le mandat des députés, pour espérer avoir une année de plus. Parce qu’ils savent que personne, parmi les 13 frondeurs, ne peut se faire réélire. Quelqu’un d’autre s’est fait nommé comme, comme directeur général adjoint d’un banque de la place. Sinon, il n’avait qu’à rester sur la scène politique et il battait l’UPC à plate couture,  dans la Kossi, s’il  était sûr de lui et s’il en avait effectivement les capacités.

Le départ des 13 députés fondeurs a montré qu’il y avait de la mauvaise graine au sein du parti et qu’il fallait la mettre à l’écart. Avec l’aide de militants convaincus qui travaillent pour le bien-être du peuple burkinabè.

Infowakat.net : Parlant justement de gouvernance locale, quel est le bilan de l’UPC au niveau de l’arrondissement 5, dont vous êtes l’un des adjoints au maire 

A.Z: Le bilan de l’UPC au niveau de l’arrondissement 5 est satisfaisant. Loin de moi l’idée de nous jeter des fleurs. Mais je vous laisse simplement le soin d’y faire un tour,  pour constater de visu, les réalisations faites.

En rappel, lorsque nous sommes arrivés aux affaires en 2016, l’arrondissement avait 71 millions de FCFA de budget. Et aujourd’hui nous avions atteint un peu de 300 millions de FCFA, mais en raison de la covid-19, cela a été réduit de moitié. Aucun autre arrondissement de la commune de Ouagadougou n’a eu 150 millions FCFA de budget.

Qu’à cela ne tienne, nous avons pu à un moment donné, aller à la recherche de partenaires extérieurs, pour mettre en œuvre nos projets. Notamment dans le domaine de la formation et de l’entreprenariat des jeunes

Infowakat.net : On peut donc dire que vous êtes satisfaits du bilan de votre action ?

A.Z : Je vous assure que nous ne sommes pas satisfaits. Notamment au niveau de la majorité municipale de l’arrondissement 5. Personnellement je ne suis pas non plus satisfait, car j’estime que nous pouvons faire encore mieux. Pour rendre autonomes les jeunes et les femmes de notre arrondissement. Mais également dans de nombreux autres domaines relatifs à la vie de  notre arrondissement.

Infowakat.net : Etes-vous satisfaits du bilan de l’actuel maire, Armand Béouindé, à la tête de la commune de Ouagadougou ?

A.Z: Nous sommes globalement insatisfaits. Je suis l’un des acteurs qui a mené avec les autres collègues conseillers, la fronde contre l’action du maire Armand Béouindé. Prenons la commune de Ouagadougou, avec un budget de plus de 60 milliards FCFA. Les mairies d’arrondissement n’ont pas plus d’un milliard de FCFA de budget. Mais nous, nous avons le courage de le dire.

Nous applaudissons lorsque les actions sont faites dans l’intérêt du peuple burkinabè. Mais nous nous opposons lorsqu’elles sont faites contre l’intérêt de ce même peuple. Pour empêcher le passage de la forfaiture au sein de la commune de Ouagadougou.

Armand Béouindé mène des actions populistes qui n’apportent rien de bon à la commune de Ouagadougou, et qui lui permettent à lui et à son entourage, de faire plaisir à des acteurs politiques et privés qu’il a trouvés à son arrivée.

Entretien réalisé par Juvenal Somé

Cadrage et montage vidéo : Jordan Méda

infowakat.net

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