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Concours magistrature 2018 : annulation sciemment faite (jeunes unis contre la fraude)

Le comité des jeunes unis contre la fraude dans les concours et pour l’accès à l’emploi estime que le gouvernement a sciemment annulé le concours de la magistrature 2018.

Attirer l’attention du gouvernement concernant l’annulation du concours de la magistrature 2018, tel est l’objectif de la conférence de presse animée par ledit comité le 10 janvier à Ouagadougou.

Le fond du problème tient dans le fait que le gouvernement annonçait dans un communiqué en 2018, que tous les détenteurs de licence (LMD) étaient autorisés à participer au concours du cycle “A”.

Or, selon l’intersyndicale de la magistrature, la loi organique 50/2015 portant statut de la magistrature à son article 11 stipule que seul le titulaire d’une maîtrise en droit ou de tout autre diplôme équivalent pourrait participer au concours de la magistrature.

Et au moment des faits, l’intersyndicale avait lancé un recours en annulation du communiqué portant ouverture dudit concours devant le conseil d’état car il estimait que cette mesure du gouvernement n’était pas conforme à la loi en question.

Regroupant l’ensemble des candidats, le comité des jeunes dénonce une « mauvaise foi » du ministère de la fonction publique.

Le gouvernement n’a pas pu apporter la preuve de l’équivalence des diplômes

Vyé Elisée DEMBELE, membre du comité, explique en effet que « le 15 octobre il y a eu un arrêté établissant une équivalence de document entre la licence et la maîtrise ». S’attendant à voir cet arrêté « versé » dans les dossiers, « nous avons été surpris de voir que le gouvernement n’a même pas pu apporter la preuve de l’équivalence et parle plutôt de violation de prestige d’égalité entre les candidats ».

Selon lui, le gouvernement « aurait pu procéder à la modification de la loi dès les premières interpellations du syndicat de la magistrature pour permettre aux candidats diplômés de la licence (LMD) de pouvoir prendre part aux concours ».

De plus, « le Burkina Faso abritant le siège du CAMES, s’il y avait un problème d’équivalence du diplôme il n’y avait qu’à le consulter quitte à avoir un avis et cela n’a pas été fait » poursuit-il.

Par ailleurs « plus de 4000 candidats inscrits aux concours de la magistrature » ont été enregistrés et en « violation des recommandations des états généraux de la loi, 40 candidats devraient être retenu au lieu de 100 » déclare M.  DEMBELE avant de « demander au gouvernement de corriger les textes pour permettre la participation de tous les candidats ».

Djamila KAMBOU

Infowakat.net

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1 commentaire

OR 4 juin 2019 at 22 h 14 min

Il faudrait reprendre votre plume pour informer l’opinion sur la suite de cette affaire et ses implications sur les concours session 2019.

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