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Les aspects erronés de la politique au Burkina Faso : Un bref récapitulatif de quelques faits

La politique au Burkina Faso inquiète plus d’un, car la manière dont certaines interventions politiques se font, il y a toujours les germes d’une division qui, le plus souvent tendent à étouffer la réconciliation nationale. Les politiques ont tout politisé et toutes les grognes sociales, les attentats, et les différentes crises qui surviennent dans la vie des populations burkinabè semblent être une œuvre politique pour certains.

Les questions politiques au Burkina Faso :

Le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo

Le 15 décembre dernier, pendant la séance plénière à l’Assemblée nationale consacrée à l’adoption de la loi de fiance du budget 2017, Salifou Diallo, président de cette assemblée a estimé que les différentes grèves constatées ne sont pas vaines car pour lui il y a une main des politiciens malheureux aux élections de novembre 2015. Selon lui, ces politiciens « tapis dans l’ombre » mènent des actions en vue de déstabiliser le pouvoir en place.

Aussi, à chaque attaque terroriste contre le Burkina Faso, certains dirigeants actuels indexent le régime déchu. Ces accusations sans preuve et souvent agressives peuvent toujours semer la zizanie et la division au sein des populations.

Le président de “Le Faso Autrement”, Ablassé Ouédraogo a toujours attiré l’attention des autorités sur les attaques ainsi que sur le problème accru du chômage des jeunes. L’on a trouvé à toutes ces reproches un règlement de compte parce que selon certaines personnes, « Ablassé parle beaucoup parce qu’il n’a pas eu de poste dans le nouveau gouvernement ». Certains estiment qu’il raconte des « ablasseries ». Sur les questions du PNDES, Ablassé Ouédraogo a estimé que des « incertitudes planent encore sur la mobilisation concrète et effective des ressources financières » pour le PNDES. Pour lui, l’espoir suscité par les annonces de financement du PNDES à la suite de la conférence de Paris doit être dilué pour éviter les désillusions.

Les élections municipales ont connus et continuent d’essuyer moult dérives. Des biens privés incendiés, des bagarres par-ci, des crises par-là, ont été des évènements qui caractérisent en mal les questions politiques du pays. La majeure partie de ces crises a été attisée par les militants du parti au pouvoir, le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP). Le 06 décembre dernier, les conseillers de l’arrondissement 08 de Ouagadougou ont subi la pire tragédie de leurs vies. Le vote pour la destitution du maire Mahamadi Zongo leur a couté une perte considérable de leurs biens.

Le 08 Décembre 2016, les militants de l’Union pour le Changement et le Progrès (UPC) ont organisé une conférence de presse à Ouagadougou en vue de dénoncer ces faits. Le MPP a alors exclu le maire Mahamadi Zongo de son parti.

Le 03 décembre 2016, le nouveau pouvoir faisait le bilan de sa gestion pendant les 12 mois écoulés. Bilan qu’il a trouvé positif et a appelé le peuple à la patience. A cette occasion, la question des tablettes des députés a été posée à Salifou Diallo, vice-président du MPP et président de l’assemblée Nationale. Sa réponse à cette question a indigné plusieurs personnes. « On s’en fout d’où ça vient » pour parler de la provenance de ces tablettes. Ce terme on s’en fout a indigné et continu de consterner plusieurs personnes au Burkina Faso. Pour certaines personnes, une autorité de cette envergure ne devrait pas prononcer de telles paroles.

Le Samedi 12 novembre de cette année, la Convergence pour la démocratie sociale (CDS) organisait une conférence au cours de laquelle elle a dépeint en noire la situation délabrée que vit le Burkina Faso sur le plan économique que sécuritaire. Pour la CDS, le pouvoir actuel apparait de plus en plus comme inapte à impulser le développement et pense que chaque jour qui passe, le tissu social s’effrite. Ce parti a appelé les nouvelles autorités à la réconciliation nationale, gage d’un vrai développement.

Le président de la CODER, Ablassé Ouédraogo

Le 16 octobre dernier, des partis de l’opposition politique burkinabè créaient une autre coalition dans le chef de fil de l’opposition (CFOP). Les membres de la CODER, puisse qu’il s’agit de cette coalition, ont choisi Ablassé Ouédraogo, comme président de ladite coalition. Le bureau a été dressé ce même jour et présenté aux hommes des médias.

Le 31 octobre dernier, l’on rendait hommage aux martyrs de l’insurrection populaire d’octobre 2014. Deux ans après ces évènements, le peuple est resté dans sa soif de justice. La justice du pays a encore été indexée. Les populations sont sorties nombreuses pour marcher et réclamer justice pour leurs proches qui ont perdu la vie dans la lutte pour la démocratie et la paix au Burkina Faso. A la conférence nationale de l’insurrection qu’a organisé l’UPC le 29 octobre dernier à l’occasion de la cérémonie d’hommage aux martyrs, la question de la réconciliation, de la justice et de la paix a été au cœur des différentes communications.

Les questions sécuritaires inquiètent plus d’un au Burkina Faso. Le 08 octobre dernier, les forces de l’ordre et de défense (FDS) mettaient la main sur des éléments de l’ex RSP (Régiment de sécurité présidentielle). Le MPP a qualifié la cause de ces arrestations comme un complot ourdit par un groupe plus large d’éléments de l’ex- RSP contre les institutions de la république et contre l’armée. Le parti au pouvoir a jeté la pierre sur l’ex-régime en estimant que chaque situation de déstabilisation sécuritaire est la machination du régime déchu pour freiner le développement du pays.

La situation que vit le Burkina Faso face aux différentes accusations que font montre les membres du MPP au régime déchu a amené Soumane Touré, président du  Parti de l’Indépendance du Travail et de la Justice (PITJ) a affirmé le samedi 1er octobre dernier au cours du premier congrès ordinaire du parti, que « le MPP est une véritable association de malfaiteurs ». La transition, selon lui,  a fait subir un recul grave et sévère à notre processus démocratique. Depuis la démission de Blaise Compaoré jusqu’à l’usurpation du pouvoir, dit-il, « par les criminels et délinquants du MPP », la démocratie et la bonne gouvernance ont été bâillonnée par les membres du parti au pouvoir. « Les RSS sont des criminels car ils ont violé la constitution et ont pris des sous publics au-dessus de un million de FCFA ».

Le samedi 24 septembre 2016, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) organisait des assises des jeunes au cours desquelles le parti a encore témoigné de son soutien indéfectible à l’ex président du Faso, Blaise Compaoré. « Pour rien au monde, nous renierons Blaise Compaoré », s’exclamait Mathias N. Ouédraogo dit Mathico, 1er secrétaire national adjoint à la jeunesse du CDP. Cette affirmation a indigné plus d’un et a provoqué l’ire de certaines personnes qui ont déversé leurs colères sur les réseaux sociaux.

Le secrétaire général de la CGTB, Bassolma Bazié

Le cadre de concertation de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) a  organisé un panel le samedi 24 septembre 2016. Pendant ce panel, Bassolma Bazié a décrié le climat délétère que vit le pays en matière de sécurité, de développement et de réconciliation. Du bilan de l’insurrection fait à ce panel, le CCVC a estimé qu’aucune ligne n’a bougé en matière de justice. Pour le CCVC, la réconciliation est bien mais la justice d’abord car selon ce mouvement, aucune réconciliation véritable ne peut exister sans qu’il y ait eu au préalable la justice pour les crimes économiques et de sang qu’a connu le pays.

Le Mouvement Citoyen africain pour la renaissance  (C.A.R) a animé une conférence de presse le samedi 24 septembre 2016 à son quartier général à Ouagadougou au cours de laquelle le mouvement a demandé la dissolution du Gouvernement actuel parce que, selon Hervé Ouattara, président du C.A.R, le premier ministre et son gouvernement ne maitrisent pas toutes les techniques en place dans notre pays pour mobiliser les recettes dans l’optique de booster notre économie.

Armand KINDA

infowakat.net

 

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