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Attaque Boungou : le convoie s’est retrouvé au mauvais endroit

Tristement célèbre a été le Burkina cette semaine avec l’énième attaque contre des civiles sur l’axe  Boungou – Ougaro dans la région de l’Est du Burkina. Trente-huit (38) morts et une soixantaine de blessés selon le ministre de la défense,  Moumina Chérif SY qui a effectué une visite de terrain sur les lieux du drame. Comment en sommes-nous arrivés là ? Se demandent presque tous les Burkinabè. Pour Mahamadou  Sawadogo, expert burkinabè en sécurité, c’est le manque de stratégie qui en est la cause. Pire, les groupes armés ont développé « une zone de de confort » dans laquelle il leur est plus facile d’opérer.

Invité lors d’une émission sur le plateau de nos confrères de BF1, Mahamoudou Sawadogo a indiqué que la première lacune du Burkina en matière de lutte contre le terrorisme est le manque de stratégie. « Le cas du Mali était un laboratoire à ciel ouvert » que l’on aurait dû observer afin d’en tirer les conséquences dit –il.

Selon lui, le Burkina Faso est plutôt dans la « réaction » que dans la « prévision ».

L’opération Otapuanou, loin d’avoir été un succès comme annoncé, a seulement mis en « hibernation » les groupes armés dans la région de l’Est. Il aurait fallu selon lui poursuivre l’opération jusqu’en profondeur.

En réalité, les groupes armés de l’Est et dans le Sahel font du « terrorisme communautaire » ; en témoigne le fait que « si vous observer bien, il n’y a presque plus de leaders religieux ou locaux dans ces régions » pour faire obstacle à leurs opérations de radicalisation.

La stratégie globale des groupes armés selon l’expert a été d’avancer de façon méthodique en occupant des zones à fort potentiel géologique notamment les mines d’or. « Et quand on observe la carte, ils se sont installés à proximité de mines d’or » pour faciliter leur commerce « gris ».

Ainsi, ils se sont créé « de Gayéri à Pama, un couloir, une zone de confort pour leur trafic, dans laquelle s’est malheureusement retrouvé le convoi  du personnel de la mine ».

Ce qui a certainement fait croire que l’opération Otapouanou a été une réussite est le faite « que pendant la saison des pluies, les groupes armés n’attaquent pas ». La raison est que « pendent les pluies il leur est difficile d’attaquer et de replier facilement » explique Mahamoudou Sawadogo.

Par contre ils en profitent « pour intégrer les villages pour recruter et radicaliser » dans les localités situées dans leurs zones.

Der KPAGNAONE

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