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BURKINA : <>, ( A. Ouedraogo)

Le Conseil citoyen pour le suivi de la transition et de la révolution d’Octobre (COCISTRO) s’est exprimé ce 13 février 2020 sur l’oeuvre de l’ancien président burkinabè Jean-Baptiste Ouedraogo et sur les recommandations de la feuille de route pour la réconciliationdes sages de Manéga. Le COCISTRO affirme que l’oeuvre de l’ancien président et les sages de Manéga ont réveillé les vieux démons et enfoncé un puissant coup de couteau dans la plaie de fracture sociale du peuple qui est en voie de cicatrisation.

Pour eux, il est inadmissible qu’un membre du collège des sages de 1999-2000 décrive sous une plume d’aigreur la prétendue <<face laide>> de ce même héros. <<Le ministre de la culture Abdoul Sango a raison de dire qu’il faut avoir un courage bête pour oser critiquer Thomas Sankara dans ce pays en ce moment>>, clame Aziz Ouedraogo, le président du COCISTRO.

<<Qu’on le veuille ou non Thomas Sankara et le journaliste Norbert Zongo ont inspiré la lutte insurrectionnelle de notre peuple et de sa jeunesse pour dégager le régime pourri et gabégique de 27 ans de Blaise Compaoré>>, ajoute, Aziz Ouedraogo.

Pour Emile Paré, le secrétaire des questions politiques du COCISTRO, après Nelson Mandela, tout le monde est unanime que Thomas Sankara est un héros international à la lutte contre les peuples opprimés et on ne peut pas accepter qu’on viennent nous parler de face cachée.

Les sages de Manéga dans les recommandations demandent <<aux acteurs de l’insurrection de s’excuser publiquement>>, le COCISTRO précise qu’une insurrection populaire est un mouvement du peuple pour le peuple et par le peuple. << Devant qui ce peuple acteur de l’insurrection doit il s’excuser pour les effets collatéraux de son action ?>>.

Selon le COCISTRO, les sages de Manéga ne peuvent pas parler de justice traditionnelle dans un Etat de droit en construction, pour régler des questions de crimes de sang. Le Conseil citoyen, déclare que c’est le HCRUN qui doit proposer au peuple une voie de réconciliation et conformément à la charte de la transition signée par les acteurs civils, politiques et militaires du pays.

Le Conseil affirme que les sages de Manéga et le président Jean Baptiste Ouedraogo hypothèquent la <<réconciliation et la paix pour cent ans>>.

Il exige du gouvernement et de l’assemblée nationale d’accélérer le jugement des dossiers de l’insurrection populaire, de Thomas Sankara, de Norbert Zongo en octroyant les crédits nécessaires à la justice pour tenir les procès. Et il recommande au HCRUN de convoquer le plus rapidement une conférence vérité sur les crimes impunis de 1960.

Nafisiatou Vebama
Infowakat.net

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