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Burkina : « Faisons un geste » pour les déplacés

250 milles déplacés internes du fait de la menace terroriste. Ces gens ont laissé derrière eux leurs « champs, leurs bétails, leurs maisons, etc. », devenus la propriété de leurs bourreaux. Pour leur venir en aide, « faisons un geste », une campagne de solidarité nationale a été lancée ce 01er août 2019.

Dans les régions du Sahel, du Centre-Nord, du Centre-Nord, et de l’Est la situation humanitaire est « alarmante ». Une « centaine de villages sont vidés de leurs habitants (…) et les services publics d’urgence n’ont pas prévu cet afflux massif de déplacés internes et se retrouvent donc sans réponses appropriées. Par manque de secours organisés, plus de 95% des déplacés internes sont accueillis dans des communautés hôtes comme Barsalgho, Arbinda, Kaya, Ouagadougou, Boromo, Manga, etc. »

Certains ont perdu leurs enfants sur la route de l’exode, d’autres, les plus chanceux ont été accueillis par de bonne volontés, mais hélas dorment à la belle étoile à la merci des intempéries.

Pour soulager ces Burkinabè infortunés, l’initiative « faisons un geste » est née. Plusieurs acteurs sociaux en sont l’origine. Parmi eux, il y a la CODEL, Semfilms, le Balaie Citoyen, Le centre de presse Norbert Zongo (CNPZ), l’Unalfa et bien d’autres « qui s’ajoutent chaque jour à la liste » explique Abdoulaye Diallo, directeur du CNPZ.

Pour venir en aide aux déplacés, trois procédés ont été mis en place :

  • Orange money au 07 69 41 41
  • Mobicash au 01 56 53 56
  • Par internet à l’adresse : leetchi.com/c/faisons-un-geste

Deux tonnes de vivre ont déjà été réceptionnées à ce jour. Les lieux de de réception des dons en nature sont :

  • Centre de presse Norbert Zongo à Goughin
  • Association Semfilm à la Zone1
  • Balaie Citoyen à Wayalgin
  • Association des Bloggeurs Burkinabè au 1200 logements
  • CODEL à Cissin.

« Il y a des années quand on voyait des images de gens avec des seaux et des bagages sur la tête, on ne s’imaginait pas que nous allions le vivre au Burkina » déclare Luc DAMIBA, de l’association Semflims. Il est donc urgent de leur venir en aide, car « nous ne sommes pas à l’abri ».

Ange L. Jordan MEDA

Infowakat.net

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