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Burkina Faso : 12 institutions et ministères se partagent 28 fonds communs

A travers une étude réalisée en 2015, le gouvernement a recensé l’ensemble des fonds communs et assimilés ainsi que les textes légaux qui les fixent. Au total, l’administration publique compte 28 fonds communs repartis entre la Présidence du Faso, le Secrétariat Général du Gouvernement, la Grande Chancellerie, le premier ministère et 8 autres ministères (Le Ministère de l’économie, des finances et du développement, le Ministère des mines et des carrières, le Ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, le Ministère de la Santé, le Ministère de l’environnement, de l’économie verte et des changements climatiques, le Ministère de la Sécurité, le Ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques et le Ministère des infrastructures).

Des 28 fonds, le Ministère de l’économie, des finances et du développement à lui seul détient 11 fonds communs. Si la majorité des fonds, se partagent sur une base légale, on que l’étude de 2015 n’a pas permis d’identifier les textes légaux des fonds de la Présidence du Faso, du Secrétariat Général du Gouvernement, de la Grande Chancellerie.

Ces gratifications qui coûtent des plusieurs de milliards au budget de l’Etat chaque année, sont non seulement en permanente augmentation, mais en plus ne repose sur aucune de base d’équité ou de référentiel de plafonnement des montants dans leur mode de répartition.

Télécharger ici ⇒ La liste des fonds communs

L’opinion publique pense qu’il s’agit d’une injustice flagrante, qu’une poignée de fonctionnaires de l’Etat se distribue des sommes colossales sur des motifs qui sont discutables et incompréhensibles par une catégorie de population qui est en attente que l’Etat lui offre des services d’éducation, ou de santé de qualité.

Cette injustice doit s’arrêter, il ne s’agit pas de dire que l’on s’oppose à ces fonds, il faut juste comprendre qu’il faut une meilleure redistribution de ces ressources de l’Etat à tous les burkinabè. Certains se targuent à dire que « Même Thomas Sankara n’a pas pu supprimer les fonds communs (Arrêté N°68-F-D du 9 février 1963 fixant le mode de répartition du produit des amendes et confiscations (modifié par les arrêtés 19/MF-D du 21 janvier 1965 ; 499/MF-D du 8 juillet 1976) » et que mieux, il en a même ajouté (Décret N°85-150/CNR/PRES/TRANS du 7 mars 1985 portant conditions de rémunération des heures extra légales effectuées sur les aéroports et aérodromes du territoire national au profit des personnes autres que les administrations publiques de l’Etat).

Peut-être que certains ont oublié que le Burkina Faso est un bien commun et que ce n’est pas avec 47,95% de budget pour les investissements, que le pays pourra offrir à nos enfants, des services d’éducation et de santé de qualité, ou un accès équitable à l’eau et à l’assainissement.

Barro Daouda

infowakat.net

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