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Burkina Faso, de la Transition à la Trahison, l’analyse d’un résistant : Une œuvre de Adama Amadé Siguiré

Le samedi 2 juillet 2016 à Ouagadougou, Adama Amadé Siguiré a procédé à la dédicace de son œuvre intitulée Burkina Faso, de la Transition à la Trahison. Cette œuvre de 138 pages comporte 8 parties dans lesquelles l’auteur fait une peinture des différentes séquences qui ont constitué le régime de la Transition. Cette œuvre a été une analyse menée depuis le début de transition jusqu’aux élections du 29 novembre 2015.

L’écrivain « professionnel » et de la rupture, Adama Amadé Siguiré dans cette nouvelle œuvre qui porte à 5 le nombre d’œuvres qu’il a écrites, affirme qu’ « il n’y a pas de politiciens au Burkina Faso, mais plutôt des politicards ».

Dans une partie de son œuvre, il évoque la lutte du peuple Burkinabé. Selon lui, le cause profonde de cette lutte est que « le Burkinabé ne se retrouvait plus ». De ce fait, le peuple à lutter contre la dictature et l’impunité que leur affligeait le régime déchut.

Dans son œuvre, l’auteur révèle que la Transition est née dans « un contexte de mauvaise foi ». A l’en croire, les hommes politiques n’avait pour seul objectif que le départ de Blaise Compaoré. Ils ne se souciaient en aucun cas de l’avenir du peuple mais plutôt des élections. Pour lui, les élections ne changent rien au Burkina Faso et à l’en croire c’est le contexte d’immaturité qui a conduit le peuple insurgé à faire les élections. Le dictat des hommes politiques mis en exergue dans cette œuvre évoque la mauvaise foi et l’égoïsme des hommes politiques. Il révèle que les hommes politiques ne voulaient que les élections et ont trahi l’insurrection du peuple en faisant savoir que « les élections étaient le plus important pour la Transition ».

A quoi a servi la Transition ?

A cette question, Adama Amadé Siguiré pense que la Transition n’a servi à rien. Mais il estime  que la Transition nous a apporté la « liberté ». Ainsi, pense-t-il que le peuple doit continuer l’insurrection même après le départ de Blaise. « La transition aurait dû faire le nécessaire, malheureusement elle a fait l’essentiel », a-t-il déploré. Ayant évoqué le Conseil national de la Transition (CNT) dans une partie de son œuvre, il révèle que c’était une erreur du CNT d’y admettre les taupes du CDP en son sein.

L’auteur estime que le peuple insurgé a fait des erreurs et devrait songer à ne pas récidiver dans les années à venir. Pour cela, il invite le peuple burkinabé à continuer sa lutte et à ne « rien attendre des politiciens.

Armand Kinda

Infowakat.net

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