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Burkina : « La gouvernance n’a pas changé elle a reculé », selon l’ADR

L’Alliance des Démocrates Révolutionnaires (ADR), au cours de sa rentrée politique effectuée le 27 janvier dernier, a fait remarquer que la Gouvernance politique au Burkina Faso n’a pas changé. Mieux, « elle a reculé », soutient Séraphine Compaoré, membre de l’ADR. Pour remettre les pendules à l’heure au Burkina Faso, l’ADR entend conquérir le pouvoir d’Etat en 2020 afin d’appliquer comme il se doit pour le développement de la nation, des actions révolutionnaires. Pour y parvenir, le parti compte travailler à former ses ressources humaines dans le but de préparer les échéances électorales prochaines.

Séraphine Compaoré membre de l’ADR

L’ADR a effectué sa rentrée politique sous le thème : « L’Alliance des démocrates révolutionnaires et le renforcement des capacités de ses ressources humaines pour une gestion prochaine du pouvoir d’Etat ». Ainsi, la gouvernance des nouvelles autorités irrite l’ADR qui estime que « l’ébullition au plan social traduit un grand malaise révélateur de l’incapacité du régime en place à apporter des réponses sérieuses aux préoccupations de notre peuple en générale et des vaillants travailleurs en particulier ». Pour le développement du Burkina Faso, l’ADR qui a pour credo le « sacrifice de soi pour les autres toujours dans la ferveur révolutionnaire », entend conquérir le pouvoir en 2020.

Ne faisant plus confiance à ceux qui ont été « complice » de la mort du père de la révolution Thomas Sankara, les militants de l’ADR, toujours restés « sankaristes », estiment que « la classe réactionnaire au pouvoir depuis la fin de la Révolution démocratique et populaire a épuisé toutes ses cartes et ne peut plus rien proposer ni concevoir de pertinent pour sortir notre pays du chaos ».  Il est temps, selon eux, de rompre avec les « vieilles habitudes de soumission à des politiques dictées de l’extérieur ».

Sur la question des différents mouvements observés chaque jour au Burkina Faso, l’ADR regrette le fait que les autorités actuelles, au lieu de trouver des solutions idoines pour apaiser la tension sociale, passent tout leur temps à faire croire que ces nombreuses grèves sont la conséquence d’une lutte « souterraine d’officines politiques qui cherchent à déstabiliser le régime en place ». L’ADR rappelle que ce sont ces « mêmes » grèves qui ont eu raison du régime déchu. « La manipulation de la masse ignare consistant à la monter contre les travailleurs grévistes est loin d’être une solution », selon l’ADR qui pense que le gouvernement doit changer sa façon de gouvernement qui est totalement en inadéquation avec les idées révolutionnaires.

Une vue des militants de l’ADR

Avec tous ces constats, l’ADR déduit que la gouvernance actuelle n’a pas changé. « Elle a reculé »,  déplore Séraphine Compaoré, notant ainsi la corruption qui gangrène l’administration publique, la gabegie, certaines nominations « controversées », etc. Sur la question de la corruption, l’ADR reste convaincu que « ceux qui sont au pouvoir ne peuvent rien changer au risque de se brûler eux-mêmes les doigts ».

Pour un Burkina Faso capable de relever tous les défis, l’ADR pense qu’il faut travailler dans le renforcement des capacités de nos ressources humaines en vue d’aboutir à la dé-mentalisation des esprits sur les pratiques du système Compaoré dont les purs produits tiennent encore les rênes du pouvoir aujourd’hui. Il faut, selon les militants de ce « parti révolutionnaire », rétablir l’autorité de l’Etat. Mais pour rétablir cette autorité, il faut la « transparence, la justice (sociale et institutionnelle), le respect des engagements, les actes clairs de repentance, la traque effective des délinquants à col blanc ».  Pour que tout cela se réalise, « il faut des hommes nouveaux » incluant « (l’ADR) et des acteurs qui ne sont jamais compromis pour être crédibles » car il sera difficile selon les militants du parti « révolutionnaire », de « faire du nouveau avec des anciens surtout quand ils n’ont jamais été crédibles ».

Armand Kinda

Infowakat.net

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