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Burkina : Le ministre de la fonction publique crache ses vérités

Le ministre de la fonction publique s’est expliqué ce vendredi 13 septembre 2019, sur la crise qui frappe actuellement son département. Selon lui, les syndicats se méprennent sur les instructions données par le premier ministre sur la question. De son point de vue, il faut « interroger notre action individuelle » plutôt que de faire dans les « tribunaux populaires ».

Pour la crise entre le ministère et le syndicat des gestionnaires des ressources humaines, le ministre de la fonction publique, Séni Ouédraogo affirme qu’on a fait savoir dans la presse que le premier ministre aurait donné instruction au ministre de la fonction publique de faire droit aux prétentions financières des GRH et que le ministre des finances refuserait de donner suite aux injonctions de son supérieur hiérarchique. Alors qu’« après les travaux menés sur le sujet le gouvernement décide de ne pas donner suite à des revendications qui concernent des aspects financiers et indemnitaires en dehors de ce cadre », dit-il.

Le ministre estime que le budget de l’Etat ne peut pas être utilisé pour payer que des salaires parce que ce qu’il faut faire observer c’est que l’impôt qui est généré par le salaire des agents publics qui se situe au autour de 16 % des 222 milliards ne peut pas à lui seul payer les salaires. « C’est aussi d’autres burkinabè qui contribuent et c’est cette nécessité qu’il faut prendre en compte ».

Sur la question des diplômes, 133 milles fonctionnaires ont été recensés jusqu’à présent . Et on note des incohérences dans les diplômes selon le ministre de la fonction publique.

Lire aussi Burkina : il faut sauver la fonction publique « des griffes » du ministre

Pour Séni OUEDRAOGO, la conséquence du mouvement d’humeur au sein de son département « c’est que les gens ne travaillent pas alors qu’ils sont payés. Mais le décret de 2016 sur le règlement général de la comptabilité dit qu’on ne peut payer de salaires qu’après service fait ». 1 435 dossiers de personnes admises aux concours de la fonction publique n’ont pas encore été traités. Mais ces personnes perçoivent une masse salariale de « 295 077 568 francs CFA » selon le ministre.

« Mon pays est devenu un vaste tribunal populaire où foisonne à longueur de journée des tribunaux populaires où sans juger les faits et au mépris des principes du contradictoire et ceux de façon inquisitoire les condamnations se multiplient. Le moment est propice pour interroger notre action individuelle et collective au profit du vivre ensemble », déclare Séni Ouédraogo.

Il rassure les Burkinabè que dans les toutes prochaines semaines, les diligences seront prises pour qu’en ce qui concerne les intégrations, les retraités et les avancements soient traités.

Nafisiatou Vebama
Infowakat.net

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