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Burkina : « l’effort de guerre n’est pas que financier » (min. de la sécurité)

Le ministre de la sécurité Ousséni Compaoré a donner la lecture du gouvernement sur l’actualité sécuritaire au Burkina lors de la conférence de presse du gouvernement tenue ce 14 novembre 2019. Celui-ci s’est entre autre exprimé sur les question liées au recrutement de volontaires annoncé par le chef de l’Etat, l’effort de guerre et sur le cas de l’activiste Naïm Touré.

Ousséni Compaoré

‘Les recrutements de volontaires n’ont pas encore commencé » lance le ministre de la sécurité. Cette opération sera précisée par un décret que prendra le président du Faso. « Nous sommes entrain de définir les modalités et les critères de recrutement » a expliqué le ministre avant d’ajouter que « cela ne fera pas sur toute l’étendue du territoire ».

Selon lui cela est aussi une forme d’effort de guerre puisque celui-ci n’est pas forcément financier. D’ailleurs de son point de vue, « il y a confusion entre recrutement et emploie » car « tous ceux qui seront recrutés et formés ne feront pas tous la même chose ».

Mais pourquoi jusqu’à présent nous n’arrivons pas à maîtriser la menace?

Ousséni Compaoré répond tout simplement : « c’est une guerre asymétrique ».

« Depuis 1960, notre armée est formée pour combattre une autre armée conventionnelle ». Or les groupes armés actuels sont constitués parfois « d’islamistes, de bandits, de brigands et de délinquant et ils ne nous attaquent pas pour les mêmes raisons » explique le ministre.

Qu’à cela ne tienne « nous ne faisons pas de différence entre eux, nous les combattons tous ». Mais  » il est important que les gens sachent qu’on ne change pas la stratégie d’une armée en un claquement de doigts ».

Faut-il rappeler nos soldats dans les missions Onusienne?

Rémi Dandjinou

La question est en cours de traitement selon le ministre. « Le Burkina Faso fait partie du conseil des nations et nous sommes entrain de peser le pour et le contre pour voir si le faire sera objectivement bénéfique ».

S’agissant de l’interpellation et de la relaxation de l’activiste Naïm Touré, le ministre de la sécurité a préféré ne pas y faire de commentaire.

Mais Rémi Dandjinou, ministre de la communication, présent à la conférence a déclaré sur le sujet la liberté d’expresson ne signifie pas que l’on a le droit de tout dire sans se voire être reproché de quelque chose.

Lire aussi : Burkina : Naïm Touré libéré, aucune charge retenue

Selon lui, les services de sécurité ont le devoir d’interpeller des citoyens sur la base de certains propos déclarés. « ‘Si par exemple quelqu’un dit qu’il y a eu 98 victimes, que le gouvernement raconte sa vie, et que nous n’avons que 38 (cela a peut -être évolué), qu’il montre où sont les autres victimes ».

Nous sommes « loin d’être un Etat policier » termine-t’il.

Ange L. Jordan MEDA

Infowakat.net

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