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Burkina : l’Onea et l’association africaine de l’eau au cœur du défis de l’eau potable

Ouagadougou a abrité le symposium international sur la qualité de l’eau, organisé par l’Association africaine de l’eau (AAE), du 9 au 10 décembre 2019, sur le thème central « Investir sur la qualité de l’eau pour la durabilité de la vie ». A la suite des deux jours de travaux, les participants venus de 12 pays d’Afrique, ont visité ce 11 décembre 2019 le site de production d’eau potable de Ziga. Avec une capacité de 200 millions de m3, le barrage de Ziga s’étend sur environ 72 km2 et a été réalisé sur le fleuve Nakambé. Ziga 1 et 2 ont une capacité de production de 12 mille m3/h.

Partant du barrage de Ziga, à la station de refoulement vers la station de traitement, au laboratoire de surveillance environnementale de l’ONEA, les participants ont pu constaté de visu le processus de traitement de l’eau.

Moumouni Sawadogo

Pour le secrétaire général de l’ONEA, Moumouni Sawadogo, la visite a pour objectif de montrer sur le terrain ce que l’ONEA fait concrètement pour s’assurer de la qualité de l’eau distribuée au profit de la population.

Il alimente la ville de Ouagadougou à hauteur de 95 % , dessert aussi Ziniaré ainsi que Loumbila.

Quant est-il du processus de traitement ?

Il y a plusieurs étapes à suivre avant que l’eau du barrage soit consommable par la population.

Pour commencer, il y a un traitement primaire qui consiste à enlever les objets solides de l’eau.

Ensuite, il y a un bassin d’équilibre où l’eau arrive et à partir de là, on aspire cette eau sous forme de pompage. <<Ces eaux arrivent au niveau de la station et on injecte des produits chimiques pour provoquer la décantation des matières en suspension qui se trouve dans l’eau et la laisser claire. Par la suite, on désinfecte à travers un produit qu’on appelle le chlore ou l’hypo-chlorure de calcium, sodium>>, détaille le secrétaire général.

Clément Balogoun

Une fois fait, l’eau est stockée dans un bassin et à partir de là, on la pompe vers la ville en prenant le soin d’avoir un chlore résiduel qui permet d’intervenir en cas de pollution accidentelle sur le parcours de l’eau à travers la conduite.

<< Nous avons été impressionnés par les installations, leurs modernités et le sérieux mis pour l’entretien de ces installations, leurs capacités. Cela montre le niveau d’évolution au niveau de l’ONEA par rapport à cette thématique qui est l’alimentation en eau potable des populations du Burkina Faso>> a déclaré  Clément Balogoun, représentant de la société nationale des eaux du Benin.

<< Il faut reconnaître qu’au niveau du Burkina Faso, avec le niveau atteint par l’ONEA, elle est mentor de beaucoup de sociétés d’eau. Et ce niveau lui permet de partager ses expériences avec beaucoup d’autres sociétés des pays de la sous-region>>, poursuit-il.

Un labo et une technique écologique pour assainir le barrage

Le laboratoire de surveillance environnementale de l’ONEA a pour mission de veiller à la qualité des ressources en eaux que l’ONEA exploite.

Il a été créé pour suivre la qualité de l’eau brute, essentiellement au niveau des barrages qu’on exploite. << De plus en plus, les activités menées par les populations autour de ces barrages provoquent la présence des nutriments qui favorisent le développement des algues dans ces eaux. Et ces algues sont nocives quand elles libèrent des toxines. Donc, c’est pour suivre le développement de ces algues, savoir quels types d’algues se développent dans l’eau et quel type de toxines elles libèrent et les précautions qu’il faut prendre pour éviter qu’elles ne parviennent à l’eau produite et distribuée à la population que le laboratoire est présent>>, affirme pour sa part Moumouni Sawadogo.

Il y a donc des techniques pour retirer les toxines dans l’eau. Il s’agit du charbon de bois actif qui retire ces toxines de l’eau, les barrages flottants pour bloquer les algues et des types de poissons qui consomment l’algue.

En ce qui concerne les types de poissons, le secrétaire général explique qu’il y a des études qui ont montré qu’il existe au niveau local des poissons qui consomment les algues. Les tilapias et les sillures en font partie. Chaque année, quatre millions d’alevins sont déversés dans le barrage de Ziga.

<< C’est pour cela qu’ on a créé une écloserie et on produit artificiellement des alevins qu’on met dans les bassins, jusqu’à ce qu’ils atteignent une certaine taille. Ils sont à la suite reversés dans l’eau pour qu’ils puissent consommer les algues et réduire la quantité afin que le traitement puisse être beaucoup plus facilité. Donc on utilise trois barrières pour être sûr qu’à l’arrivée, on ait une eau qu’on peut traiter et qui peut être consommée >>, indique Moumouni Sawadogo.

Nafisiatou Vebama
Infowakat.net

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