A LA UNE Burkina Buzz de la semaine

Buzz de la semaine : les Burkinabè sont-ils devenus des fraudeurs ?

La fraude est devenue monnaie courante depuis quelques années lors des examens et concours. Chaque année, des fraudeurs sont pris les mains dans le sac. De l’échange des brouillons, substitutions des candidats, c’est maintenant la technologie de l’information et de la communication qui est utilisée.

Les pratiques considérées comme cas de fraude au Burkina Faso sont entre autres, la substitution d’identité lors du déroulement des épreuves, la présence d’un téléphone portable sur la table d’examen ou sur soi. Et le vol des sujets d’examens.

En 2020, au cour de l’examen de BEPC, ce sont des téléphones qui ont été utilisés pour tricher. Or, un candidat en possession de téléphone lors des épreuves, même s’il ne l’utilise pas, est déjà en infraction. Comment se fait t’il qu’il y ait donc des candidats qui possèdent des téléphones et qui se font envoyer des réponses par tiers personnes ? Y’a-t-il pas de fouille avant l’accès aux salles de composition ?

A Yako, le 15 juillet 2020, cinq candidats à l’examen du BEPC ont été mis aux arrêts pour avoir triché pendant l’épreuve de mathématiques. Ces candidats recevaient des réponses via la plateforme d’échanges WhatsApp.

Un scénario similaire a été signalé à Solenzo. Il s’agissait d’une élève de troisième qui traitait les sujet via téléphone avec son complice à l’extérieur du centre.

On note aussi, des cas de fraude au BEPC dans le Bazega. Les correcteurs ont constaté que six copies avaient des similitudes de réponses. A la suite des enquêtes, un candidat avoue avoir communiqué sa copie à ses camarades.

Tous ces cas de fraudes doivent donner à réfléchir. Comment des leaders de demain peuvent ils espérer se construire sur la base la base de fraude ?

Pas étonnant que des cas de tricherie soient décelés à un niveau de compétition supérieur comme c’est le cas à la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et dont le procès tire à sa fin. Et pire au niveau électorale avec les tentatives de fraude lors de l’enrôlement biométrique.

Même s’il n’est pas possible de contrôler les esprits malins, les empêcher d’avoir accès aux salles de composition avec des appareils susceptibles de servir à la fraude est la moindre des chose.

Nafisiatou VEBAMA

Infowakat.net

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