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CAN 2017 : Les Etalons ont réussi là où la politique a échouée

Voici un exploit. Le plus merveilleux des exploits. La qualification de notre 11 national à la 31e Coupe d’Afrique des Nations (CAN)/Gabon 2017 a merveilleusement uni notre peuple comme un seul homme autour du ballon rond. Du 14 janvier au 5 février 2017, les Etalons ont fait rêver dans l’unité, tout un peuple qui portait toujours les séquelles de la politique mal faite et mal interprétée. Il sied de dire que les Etalons ont réussi là où la politique a échoué.

Leur parcours fut très beau et éblouissant. Nul ne croyait en eux au départ mais ils ont su tenir le cap. Et aujourd’hui tout un peuple s’est uni pour leur féliciter. Eux, ce sont les poulains de Paulo Duarte, nos braves Etalons. Avec un début difficile, les poulains de Paulo Duarte ont su imposer le rythme de leur jeu durant toute la CAN.

A chaque étape de la compétition, le peuple burkinabè était fier de soutenir son équipe. Ceux-là même qui sont censé défendre les couleurs nationales au Gabon. Quand les Etalons se qualifiaient pour les quarts de finale pour jouer contre la Tunisie, tout le pays était en ébullition. Des cris de joie, des sifflets, trompettes, tam-tam, etc. résonnaient dans toutes les rues. Chacun était fier d’être Burkinabè. Sur les réseaux sociaux l’on pouvait lire les messages de félicitation et d’encouragement des adversaires politiques. Tous les politiciens se sont réunis et leurs prières convergeaient vers un même but : « Que Dieu fasse que les Etalons ramènent la coupe au Burkina Faso cette année ». C’était même l’époque des écharpes qui, les uns tissés avec le nom des Etalons, frappés aux extrémités des couleurs nationales, et les autres portant le nom de la patrie toujours agrémentés des couleurs nationales, envahissaient le paysage sportif. Et oui ! On a pu même constater des écharpes « chine tock » dont les couleurs du drapeau ne révèlent en aucun cas celles de notre patrie. Mais, les propriétaires les portaient quand même. Pourvu qu’il y ait le nom du Burkina Faso ou des Etalons gravé là-dessus.

Les ministres, les politiciens et bien d’autres personnalités en portaient pour rendre hommage à nos vaillants soldats du football. C’était beau de constater ces faits sur le terrain. Et certaines personnes dénonçaient le fait, selon lequel « les politiciens veulent politiser les Etalons » car à entendre ces personnes, les messages que passent les politiciens dans les médias et sur les réseaux sociaux étaient signes de politisation du 11 national. Mais loin de là. Chacun soutenait, comme il le peut, les joueurs pour leur parcours glorieux.

A la qualification des Etalons pour la demi-finale, les messages d’encouragement et de soutien pleuvaient toujours sur les réseaux sociaux et partout dans les médias. Tout le monde était fier et se reconnaissait en cette équipe qui est rentrée par la petite porte et était en train de tout mettre en œuvre pour sortir à la grande porte.

Ce fut encore une petite déception globale de voir les Etalons plier l’échine devant un duel houleux qui les opposait au Pharaons d’Egypte le 1er Février dernier. Mais cette déception fut éphémère car tous les Burkinabè avaient consenti que les poulains de Paulo Duarte avaient mouillé le maillot comme on aime à le dire. « C’est la chance qui ne les a pas souri », comme le prétendent certaines personnes.

Pour leur victoire sur le Ghana le 4 février dernier leur permettant d’occuper la 3e place et de remporter la médaille de bronze, le peuple uni a encore fait vibrer ses cordes vocales pour chanter la victoire de son pays.

A leur retour hier 5 février au pays, les poulains de Paulo Duarte ont été accueilli par un peuple uni qui leur témoignait sa fierté et son soutien pour le parcours reluisant qu’ils ont fait au Gabon.

Aucune différence politique ne se sentait sur le visage des supporteurs. Chacun avait jeté aux oubliettes son appartenance politique pour venir accueillir le 11 national en trompette. En réalité, les Etalons ont réussi là où a échoué la politique : l’intérêt général, l’union de tout un peuple!

La politique mal menée et mal interprétée au Burkina Faso doit cesser !

Depuis la chute de Blaise Compaoré, la politique au Burkina Faso, à travers des actes déplorables de certains politiciens, n’a cessé de diviser les fils et filles de ce pays, primant l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt général.

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, certaines personnes montrent leurs caractères belliqueux à travers des publications qui attisent la haine et la colère. Il est temps que les politiciens sachent raison garder et posent des actes qui puissent unir le peuple pour le développement du pays.

Il est bien temps que les politiciens s’inspirent de cette joie universelle qu’a fait naitre notre équipe nationale au cours de cette coupe d’Afrique pour ainsi bâtir son parti avec toute la déontologie qui est propice à l’union et au développement de notre très chère patrie. Le Burkina Faso d’abord et le reste après !

Armand Kinda

Infowakat.net

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