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Circulation routière : « On doit impérativement s’arrêter au feu orange », dixit Souleymane Sawadogo

Les hommes de médias ont été conviés à une conférence de presse dans la matinée de ce mardi 27 septembre 2016 au commissariat central de police de Ouagadougou. Cette conférence avait pour objectif de donner les informations nécessaires qui pourront lever le voile sur les différentes plaintes de certains usagers interpelés par la police sur la circulation routière.

L’officier de police Pulchérie DOMBA, chef de la section accident du commissariat central de Ouagadougou
L’officier de police Pulchérie DOMBA, chef de la section accident du commissariat central de Ouagadougou

Les usagers interpelés parce que le nom sur la carte grise de la moto n’est pas en adéquation avec leur identité; les justifications de la sorte « je suis passé à l’orange et on m’a arrêté » ; les règles élémentaires du code de la route ont été la pierre d’angle des différentes interventions des conférenciers. L’officier de police Pulchérie DOMBA, chef de la section accident du commissariat central de Ouagadougou a donné un exposé dans lequel elle a fait ressortir les différentes règles élémentaires du code de la route qui créent polémiques ces temps-ci. D’abord, il est ressorti de cet exposé qu’en agglomération, la vitesse est limitée à 50 Km/Heure. Ceci dit, cette limitation qui entre en vigueur à partir du panneau d’entrée en agglomération n’a plus besoin d’être signalée par un panneau d’interdiction car elle est valable sur toute l’étendue de la ville. Et en fonction des circonstances, a-t-elle ajouté, « le maire peut revoir cette vitesse à la baisse».

En ce qui concerne les pistes ou les bandes cyclables, il faut savoir qu’elles sont la partie réservée aux bicyclettes et aux cyclomoteurs (Cylindrée de 50 cm3 à 125 Cm3). Quant à la chaussée principale, elle reste réservée aux motocyclettes (cylindrée supérieure à 125 cm3) et aux véhicules automobiles. Pulchérie DOMBA a aussi fait savoir que les motocyclettes à cylindrée de 125 cm3 peuvent circuler sur la chaussée principale à condition que l’intéressé porte un casque homologué.

« Faut-il s’arrêter au feu orange quand on est engagé ?»

Commissaire de police Talimon HEMA
Commissaire de police Talimon HEMA

En rappel, le feu jaune ou orange ne dure que 3 à 5 secondes. Ce feu signifie que l’on doit ralentir pour marquer l’arrêt sauf « si l’on est trop engagé et ne peut s’arrêter dans des conditions de sécurité suffisantes », a-t-elle relevé avant de signifier que lorsque que l’on est engagé, l’on n’est plus censé connaitre la couleur du feu. C’est donc dire que « l’on n’est pas engagé par rapport au poteau », a-t-elle martelé. Il convient, selon elle, de rappeler que la violation de l’une de ces règles expose l’usager de la route à des sanctions.

Une autre règle exceptionnelle est que l’on doit s’arrêter au feu vert quand il y a embouteillage afin de permettre la fluidité de la circulation. « De façon générale, les gens ne maitrisent pas le code de la route », a déploré le commissaire Talimon HEMA, chef de la division de la communication et des relations publiques de la police nationale. A l’entendre, l’usager qui passe au feu orange devrait être sanctionné parce qu’il n’a pas respecté le code de la route. A en croire l’officier de police Souleymane Ouédraogo, chef de la circulation routière et de la voie publique, « le feu jaune tue plus que le feu rouge ». La cause, selon lui, est liée à l’hésitation de certaines personnes en circulation.

Pour ce qui est des engins retirés par la police parce que l’identité de l’usager n’est pas en adéquation avec celle qui se trouve sur la carte grise de l’engin, Talimon HEMA estime que « pour circuler sur la route avec votre engin ou automobile, vous devez être à jour ». Cette opération, qui d’ailleurs, a été effectué une seule fois dans la nuit, selon lui avait pour but de retrouver certains engins volés avec leurs documents. Elle a donc permis, à l’entendre, à retrouver plusieurs engins qui étaient volés avec les documents de l’engin en question.

L’impact des contrôles routiers 

Il faut dire que cette opération a fait plus de bien que de mal aux populations. En effet, Pulchérie DOMBA a révélé que le nombre d’accidents a diminué et qu’il y a même des engins volés qui ont été aussi retrouvés. Des statistiques mensuelles sur le nombre de cas d’accident recensé dans la commune du Kadiogo et ce, depuis le début de l’opération, font état d’une baisse remarquable. C’est ainsi qu’au mois d’avril dernier, de 918 cas d’accident recensé, l’on est passé à 947 cas au mois de mai et 786 cas au mois de juin. « L’hôpital a dit aussi que même s’il ya toujours des accidents, ils ne sont plus graves comme ça l’était auparavant », a laissé entendre Souleymane Ouédraogo.

Armand Kinda

Infowakat.net

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