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Cohésion sociale au Burkina : les journalistes invités à plus de responsabilités dans le traitement de l’information

Le Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) du Burkina a organisé une formation au profit des journalistes sur les thématiques bien précises, à savoir la cohésion sociale, la régulation de la démocratie et la contribution à la formation de l’Etat-nation. Elle a été assurée par le Professeur Serge Théophile Balima, ce mardi 14 septembre 2021 à Ouagadougou.

Pour contribuer à la cohésion sociale et le vivre-ensemble au le Burkina Faso, le CGD a décidé d’organiser une formation sur le rôle des médias dans la démocratie, la construction de l’Etat-Nation et la cohésion sociale.

Sur ces thématiques, le Pr Serge Théophile Balima a montré l’importance du journaliste dans la régulation médiatique. Pour lui, le journaliste contribue à mettre les acteurs de la société en dialogue. Et de ce point de vue, il estime que c’est un rôle important et appelle les journalistes à assumer cette fonction avec beaucoup de responsabilité.

La cohésion sociale devient de plus en plus une préoccupation majeure au Burkina Faso. C’est pourquoi Serge Théophile Balima a interpellé les journalistes à faire attention, d’abord aux vocabulaires qu’ils utilisent pour décrire une situation. Sur ce volet, il recommande aux journalistes d’éviter entre autres de faire des reportages stigmatisant, des productions qui excluent les minorités et d’éviter d’exacerber les tensions sociales. « Il y a des faits qui peuvent être interprétés par les journalistes comme étant un facteur de division. Il faut plutôt mettre l’accent sur les facteurs positifs, de rassemblement », a-t-il conseillé.

Le dernier point a consisté sur la construction de l’Etat-nation. Sur ce point, il a essayé de faire comprendre aux journalistes qu’il ne s’agit pas d’être seulement dans un Etat, « mais il faut travailler à ce qu’il ait un Etat-Nation ». Cela nécessite que cette volonté de rester ensemble doit être une préoccupation pour tous les citoyens.

Donc, les journalistes devront jouer un rôle majeur pour que « nous allions vers la Nation en dépit de la diversité des langues, ethniques, culturelles et faire en sorte que tout cela devienne une richesse que des facteurs de divisions ».

Au passage, le Pr a laissé entendre qu’il est fier de la presse Burkinabè qui, dans sa majorité regorge « de grand responsable travaillant à ne pas développer l’esprit de violence comme on le voit dans les pays de la sous-région ». Toute chose qui classe le Burkina comme le meilleur élève dans le monde en matière de liberté de la presse et le traitement de l’information.

« Nous avons un très bon classement au niveau mondial par les institutions internationales qui notent quelque fois que le Burkina est mieux placé que certains pays occidentaux. Il nous arrive de dépasser les Etats-Unis, et je pense que c’est une bonne chose », a-t-il apprécié. Selon le formateur, au regard de cette appréciation, le sens élevé de la responsabilité du journaliste doit être son crédo au travail.

Tous les participants ont apprécié la qualité des échanges. Ainsi, ils s’engagent à mettre en œuvre les acquis de la formation pour l’atteinte des objectifs escomptés.

Youssouf KABDAOGO
Infowakat.net

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