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Conférence du mouvement TOUBA : « Le SYNTSHA est un 2e RSP », Massourou Guiro

Le mouvement Tous Unis pour un Burkina Apaisé (TOUBA) a convié les hommes de médias à une conférence de presse ce mercredi 23 novembre 2016 à Ouagadougou, sur l’élection du président de la chambre de commerce et d’industrie de Burkina Faso (CCI-BF) qui s’est tenue le 13 novembre dernier. Actualité oblige, les conférenciers se sont ainsi prononcés sur la grève du syndicat national des travailleurs de la santé Humaine et animale (SYNTSHA). Pour eux, grever est un droit pour les syndicats mais refuser de faire le service minimum c’est bafouer le droit des populations car le service minimum est aussi le droit des populations.

Silga Richard Adam’s, coordonnateur du TOUBA
Silga Richard Adam’s, coordonnateur du TOUBA

Sur l’élection du président de la CCI-BF qui s’est tenu le 13 Novembre dernier, le TOUBA a d’abord félicité le choix des élus consulaires de la Chambre de commerce qui s’est déroulé « de façon démocratique ». « Nous réitérons nos félicitations à tous les acteurs du monde économique, les candidats aux élections consulaires, les militants des candidats, ainsi que le gouvernement pour leur sens du patriotisme qui a valu le bon déroulement du scrutin », a soutenu Silga Richard Adam’S, coordonnateur du TOUBA.

Mais le TOUBA se dit consterné par les écarts de langage de déclarations « régionaliste et ethnique » de part et d’autre depuis le passage au 2e tour du scrutin, susceptible, selon eux, de mettre en mal l’unité nationale et la cohésion sociale sans lesquelles il n’y aura pas de relance durable de l’économie du pays.

A cet effet, le mouvement demande à tous les candidats, au nom de l’intérêt supérieur de la nation, de mettre de côté leurs égaux et de faire usage, disent-ils, « de l’esprit du faire ensemble » pour le bonheur de leurs concitoyens mais aussi, d’éviter les déclarations de victoire avant l’expression des urnes. « Il est plus que jamais nécessaire que nos autorités politiques observent une neutralité dans la désignation des premiers responsables afin d’éviter une imposition susceptible d’enflammer les esprits », a suggéré Silga Richard Adam’S. De ce fait, le TOUBA souhaite que la moralité et la sociabilité soient l’une des valeurs cardinales du choix des futurs dirigeants de la CCI-BF afin de conscientiser  les militants à la retenue et à user des voies de recours en cas de non satisfaction. A l’endroit des potentiels candidats, le TOUBA les invite à séduire les élus consulaires par leurs programmes et les appelle à l’unité d’actions quel que soit l’issue des élections.

Dans ce sens, Olo Basile Da, Secrétaire général du mouvement, demande à tous les candidats aux élections consulaires d’être eux-mêmes la conscience qui sensibilise les gens.

Il faut dire que les élections consulaires se sont déroulées dans une petite atmosphère de contestation de résultats par certaines personnes les amenant même à demander l’annulation de ces élections.  A ce sujet, Massourou Guiro, coordonnateur adjoint du mouvement, estime qu’il n’appartient pas à des OSC de demander l’annulation des élections. « Ce n’est pas leur droit de demander au Gouvernement d’annuler les élections », a-t-il martelé. « A qui profité cette annulation ? », a-t-il lancé avant d’estimer que s’il y a des corrections à faire, que l’on les fasse afin de mieux poursuivre le scrutin.

De la grève des travailleurs de la santé humaine et animale         

Massourou Guiro, coordonnateur adjoint du TOUBA
Massourou Guiro, coordonnateur adjoint du TOUBA

A ce sujet, la position du TOUBA est claire ! « Le TOUBA veut ce qui est bas », a laissé entendre Silga Richard Adam’S. A entendre les conférenciers, le SYNTSHA n’a pas le droit de refuser le service minimum aux populations. « On ne négocie pas pour avoir le service minimum. C’est notre droit à nous tous », s’est offusqué Massourou Guiro. « Nous avons l’impression que ceux avec qui nous avons lutté sont plus prédateurs que ceux que nous avons combattus », s’est indigné Silga Richard Adam’S. De ce fait, a-t-il invité tous les syndicats à « mettre un peu d’eau dans leur vin ». « Ils ont le droit de grever mais qu’ils prennent en compte le climat délétère dans lequel le pays vit », a-t-il dit. Mais pour Massourou Guiro, refuser le service minimum c’est bafouer le droit des populations. « Le SYNTSHA est aujourd’hui le 2e RSP (Ndlr : Régiment de sécurité présidentiel)  car je trouve qu’on ne grève pas sans service minimum », s’est-il encore offusqué avant d’estimer que le SYNTSHA a pris le peuple en otage.

Pour Le coordonnateur du mouvement, les médecins ont prêté le serment d’Hippocrate et n’ont donc pas le droit de laisser un malade mourir pour cause de non-assistance. « Si on poursuit des gens pour des meurtres, on doit aussi poursuivre le SYNTSHA en cas de décès de malade pour non-assistance de personne en danger », a-t-il renchéri.

Armand Kinda

Infowakat.net

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