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Corruption au Burkina : le CCVA entre dans le top 10 des services les plus corrompus

Le Réseau national de lutte anticorruption (REN-LAC) a rendu public ce 9 octobre 2020 à Ouagadougou le rapport sur la perception de la corruption et les secteurs publics les plus touchés par les cas de corruption au Burkina Faso. En 2019, la police municipale est le secteur où la gangrène sévit en remplacement de la Douane. Néanmoins, le top 10 des secteurs les plus corrompus voit l’arrivée du Centre de contrôle et de visite des véhicules automobiles (CCVA).

 

C’est un rapport qui fait l’état de la perception de la fréquence de la corruption suivi du classement des services les plus corrompus, au titre de l’année 2019. Le tout sur un témoignage de 1990 personnes enquêtées du 09 au 20 novembre 2019 dans les 13 chefs-lieux de province et à Pouytenga.
Le résultat principal de ce rapport note une augmentation de la fréquence de la corruption de l’ordre de 8 points. En effet, de 67,2% de la population qui percevaient une fréquence la corruption au Burkina Faso en 2018, 75,7% des enquêtés en 2019 estiment que le phénomène est fréquent voire très fréquent.
Les actions en matière de lutte et de répression de la corruption restent sans succès. Au contraire, le rapport constate que «  l’année 2019 tout comme les précédentes, s’est traduite non seulement par le manque d’engagement et d’exemplarité de l’Exécutif, mais aussi par l’impuissance des structures de contrôle de l’Etat face à la gangrène que constitue la corruption »fulmine Sagado Nacanabo, secrétaire exécutif du REN-LAC.
La Police nationale et le Centre de contrôle et de visite des véhicules automobiles sont de plus en plus corrompus.
En 2019, la douane semble s’être améliorée en matière de pratique anticorruption. Ainsi, le témoin de secteur public le plus corrompu est repris par la police municipale dans le cadre du contrôle de la circulation routière. La police nationale, classé 5e secteur corrompu est désormais le 3e à la faveur du contrôle d’identité et de documents sur les axes routiers et l’établissement de la CNIB (carte nationale d’identité burkinabè ndlr). Dans ce même ordre, le Centre de contrôle et de visite automobile jusqu’en 2018 classé 11 e est hissé à la 6e position pour l’obtention des services.
La direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), classée 3e en 2018 est désormais 4e, la douane, 1er est 2 et la gendarmerie 4e devient 5e en 2019.
Face à un phénomène qui tend à prendre de l’ampleur au regard des témoignages de faits de corruption, le REN-LAC invite le gouvernement à poursuivre le renforcement de l’arsenal juridique de prévention et de répression de la corruption. Ce d’autant que 51,6% des enquêtés ne sont pas satisfaits de la lutte du gouvernement contre la corruption dans le pays. En réponse, elles recommandent au gouvernement la prises de sanctions dissuasives à l’endroit des personnes épinglées dans les actes de corruption, renforcer l’information et la sensibilisation sur ses méfaits et promouvoir le bon exemple.

Mariam Ouédraogo
Infowakat.net

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