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Covid19 Ouagadougou : les laves mains et compagnie n’ont pas survécu bien longtemps

Le 20 Avril dernier, le gouvernement Burkinabè réouvrait les marchés qui étaient fermés à cause de la covid19. Cette réouverture était conditionnée par le respect des mesures telles que le port du cache nez, le lavage systématique des mains avant d’avoir accès aux marchés et la distanciation physique. Quelques semaines après le début des activités, le constat est que toutes ces mesures sont foulées au pied. Les lave-mains n’ont plus leur place dans les marchés et les cache-nez encore moins.

Une ds entrées de Rood Wooko sans lave mains

Il est 10h30, lorsque nous arrivons au grand marché de Ouagadougou. Parking bondé de moto, les commerçants s’attèlent çà et là pour avoir les clients. Premier constat à l’une des entrées du marché : le lave-main a été mis de côté, entassé avec des cartons. A d’autres point d’entrée du marché les lave mains sont tout simplement absents.

Plus aucun contrôle n’est fait avant l’entrée. À l’intérieur du marché, la majorité des commerçants dans les boutiques sont sans cache nez. Les clients de même sont sans masques. Les raisons sont diverses mais récurrentes : beaucoup pensent que la maladie n’existe pas. Pour Razack Kaboré, commerçant au grand marché de Ouagadougou, en veut pour preuve, la diminution du nombre de cas de personnes contaminées. « Nous on sait que y a plus la maladie, donc c’est pour ça que nous aussi on porte plus de cache nez » a-t-il dit.

Amado Sawadogo. Commerçant Nabi yaar

Dans ce milieu où l’affluence est toujours au rendez-vous, d’aucuns affirment alors qu’ils ne peuvent pas juste refuser de vendre une marchandise à un client parce que celui-ci n’a pas de cache nez. La liberté est donnée au client.

« Nous n’avons pas le nécessaire pour continuer à utiliser les lave-mains »

Au marché de Nabi Yaar, c’est le même constat. À certaines entrées les lave-mains qui étaient autre fois postés au milieu des portes d’entrées ont tout simplement été déplacés dans des recoins, et sont quasi invisibles. D’autres entrées n’en disposent plus. Des dires de Amado Sawadogo, commerçant à Nabi-yaar, le non usage du lave main, placé à côté de sa boutique est dû au manque d’eau et de savons pour l’approvisionner. « Il n’y a plus quelqu’un pour surveiller ; aussi il n’y a plus de savons. Au moins si nous avions le savon, ça pourrait aller. L’autre problème c’est au niveau de l’eau. Lorsqu’on vous livre de l’eau à tout moment gratuitement, on peut être à cours d’argent, car il faut bien manger aussi. C’est pour cette raison que nous n’avons plus l’eau, et nous n’utilisons plus le lave-main », a-t-il expliqué.

Il affirme aussi que les personnes qui viennent dans sa boutique portent le cache nez, même si ni lui-même,  ni ses voisins et ni les visiteurs du marché n’étaient n’en portaient.

Le fait que le Burkina Faso ait atteint le pic de la maladie ne signifie par que celle-ci a été vaincue. Des cas continuent d’être diagnostiqués, les deux plus grands foyers étant Ouagadougou et Bobo Dioulasso.

Les mesures de prévention que sont le port de masque, le respect de la distance physique, et le lavage ou la désinfection des mains, constituent un tout dans la prévention. Respecter seulement l’une ou l’autre de ces précautions sans les autres ne garantie pas une protection optimale.

Alex SOME (Stagiaire)
Infowakat.net

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