PHOTO2
Actualité

Culture et commercialisation des Plantes OGM : Le Burkina reste 14e au classement mondial

Le service international pour l’utilisation des applications de la biotechnologie agricole (ISAAA) a procédé au lancement officiel de son rapport de 2014. C’était le 19 février 2015 à Ouagadougou.

Depuis le début de leur commercialisation en 1996, les technologies végétales et les cultures génétiquement modifiées font l’objet de vives polémiques voire de critiques les plus acerbes. Au cours de cette conférence,  animée par  l’Institut pour de l’Environnement et la de Recherche Recherche  Agricole (INERA) et l’ISAAA, il est ressorti que ce rapport est un indicateur de décisions en matière de budget à allouer au secteur agricole. D’entrée de jeu, le Secrétaire général du ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MRSI), Maxime Compaoré a expliqué tout le bénéfice que la technologie végétale a procuré au Burkina. La méfiance à l’égard des techniques est, selon lui, sans objet. « Les plantes génétiquement modifiées sont incontournables compte tenu des changements climatiques et de la diminution croissante des surfaces cultivables. Le Burkina Faso est à ce jour l’un des rares pays en Afrique et le seul pays francophone à avoir adopté cette innovation scientifique ». Pour lui, si plusieurs pays africains ne se sont pas engagés, c’est tout simplement la résultante de la conjonction de plusieurs facteurs tels que le  vide juridique,  le manque  de ressources humaines mais aussi le manque de volonté politique.

Le présent rapport classe le Burkina Faso à la 14e place au monde, notamment en termes il est classé 14ème au monde en termes de superficies consacrées à la culture de plantes génétiquement modifiées commercialisées production de ces produits avec estimées à 500 000 hectares. Le même rang qu’en 2013. Néanmoins pour bénéfiques qu’elles soient, les cultures génétiquement modifiées, doivent s’accompagner de pratiques culturales adéquates.

La représentante de l’ISAAA /Kenya, Margaret Karembo, elle a estimé que, pour les pays en voie de développement, la biotechnologie  est une alternative incontournable, d’autant plus que le continent africain, par exemple, va compter environ quatre milliards d’âmes en 2050. Autant de bouches à nourrir. Les plantes génétiquement modifiées résistent mieux à l’effet des pesticides et de la sécheresse, a-t-elle ajouté. En termes plus concrets, des études ont montré que le coton génétique procure un bénéfice par hectare de 65 dollars (environ 37 500 F CFA) de plus par rapport au coton classique. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, sur les 28 pays qui ont franchi le pas, 20 sont des pays en voie de développement. PHOTO1

Outre les avantages ci-devant cités, la représentante de l’ISAAA n’a pas omis de citer les exemples d’autres pays comme le Brésil, la Chine et l’Inde qui ont adopté cette innovation avec des résultats tout aussi probants. Au plan mondial un milliard de personnes ont été sorties de la faim grâce à l’ISAAA, à l’en croire. Réagissant à l’hostilité de certains à l’égard des biotechnologies, le point focal du Forum Ouvert sur les Biotechnologies agricoles en Afrique/Burkina (OFAB/Burkina),  Dr  Oumar Traoré de OFAB/Burkina considère, quant à lui, estime que les oppositions relèvent le plus souvent du conflit d’intérêt. Selon lui, cette opposition est, le plus souvent, nourrie par les firmes de production de pesticides qui auraient tout à perdre si les cultures génétiquement  modifiées venaient à se être vulgarisées.

Soumana LOURA

ifaso.net

ARTICLES SIMILAIRES

Développement de l’industrie pharmaceutique : le président du Faso partage sa vision pour le renforcement du système sanitaire

INFOWAKAT

Burkina : Le Cisc demande que la lumière soit faite sur les exactions contre les peuls

INFOWAKAT

Mali : Au moins cinq (05) personnes ont été tuées dans une attaque

INFOWAKAT

Axe Ouagadougou-Kongoussi : un mort et 12 blessés dans un accident de circulation

INFOWAKAT

Direction générale des impôts : quand les dossiers de cession provisoire de terrains passent au traitement

INFOWAKAT

Direction générale des impôts : Quand les dossiers de cession provisoire de terrains passent au traitement

REDACTION

Laisser un Commentaire

Infowakat

GRATUIT
VOIR