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Discours sur la situation de la nation : entre réalisme et insatisfaction

Le premier ministre Christophe Dabiré a présenté ce mardi 19 mai devant l’assemblée nationale la situation de la nation. La sécurité, l’économie, la santé, l’éducation, l’énergie et la politique ont été passés en revue. L’exercice s’est déroulé dans dans la sérénité, avec un nombre réduit de participants, en raison des mesures restrictives liées au covid19. Mais majorité et opposition se sont tiraillées sur le contenu livré par le chef du gouvernement. Discours assez pauvre en éléments pour  mesurer la situation réelle du pays, pour certains. Réaliste et honnête pour d’autres.

Député Aziz Diallo

Le discours sur l’état de la nation, en principe, devrait être le bilan des actions de l’année 2019. La teneur des éléments contenus dans le discours livré par le premier ministre n’est pas suffisante pour saisir la réalité du pays, ont clamé des membres de l’opposition. Mais pour la majorité, le premier ministre a été réaliste.

La première partie de l‘exercice a duré un peu moins d’une heure, pas assez pour tout détailler.

Et ce que l’on peut retenir du bilan, c’est que le Burkina Faso « vit », difficilement, mais vit malgré les difficultés. Le terrorisme, les mouvements sociaux, et tout récemment le covid19, sont les principales gangrènes qui minent le pays.

« Le discours a été réaliste » parce qu’il « a décliné au niveau des attentes des populations ce que les uns et les autres ont vécu », estime Emmanuel Lankoandé, président du groupe Burkinlim. « Le terrorisme est réel. La crise sanitaire a été décrite en proposant des solutions. Je suis donc satisfait même si je sais que toutes les attentes ne peuvent pas être résolues, et que beaucoup de choses restent encore à faire » poursuit-il.

Député Emmanuel Lankoandé

Actualité oblige, l’affaire Tanwalboulgou, et les allégations de violation des droits de l’homme par les militaires burkinabè ont été évoquées. Ces derniers sont accusés d’avoir exécuté 31 civils d’ethnie peulh à Djibo, d’avoir violenté des réfugiés maliens au camp de Mentao, et d’avoir sommairement exécuté 12 personnes dans la région de l’Est le 11 mai dernier.

Sur ce dernier fait, Dabiré a assuré que les forces de sécurité « interviennent en ayant à l’esprit, le respect des droits humains et la sécurité des personnes qui ont trouvé refuge au Burkina ».

Toujours à ce sujet, le premier ministre a rappelé que des enquêtes sont en cours pour situer la vérité. Et c’est la légitimité des enquêteurs qui inquiète Aziz Diallo, député du PDS/Metba. Ce dernier comme de nombreux acteurs politiques et sociaux, craint une stigmatisation des peulh dans la lutte contre le terrorisme. « Je reste sceptique mais comme le premier ministre a annoncé aussi une enquête administrative. J’espère que cette enquête administrative ne sera pas aussi convoqué au même port, c’est-à-dire une enquête du procureur et administrative confiées à la gendarmerie ». Cette dernière est la principale mise en cause dans les allégations susmentionnées.

Du reste, Christophe Dabiré a encore appelé à l’unité nationale de tous les Burkinabè, notamment en ce qui concerne les grèves et mouvements sociaux.

Ange L. Jordan MEDA

Infowakat.net

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