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Economie : « l’Afrique perd plus de 90 milliards de dollars de manque à gagner, en négligeant l’apport de la femme au développement dans la société » dixit Bintou Diallo

La présidente du Comité Directeur de Afrika Tomorrow a été l’illustre paneliste lors d’une foire, à Ouagadougou, pour aborder la question de « la femme dans l’entreprenariat 2.0 dans l’ère de numérique ». Au cours duquel panel, la gent féminine fortement représentée a compris qu’il est nécessaire de se battre pour se faire une place au soleil.

Devant un partenaire de jeunes à majorité féminin, Dame Diallo dans son intervention a abordé la faible implication de la femme dans l’entreprenariat moderne ou numérique. C’est pour cela qu’elle a insisté sur un certain niveau de connectivité entre les services d’une entreprise. « Nous voyons déjà que la femme est dans l’informel et elle est celle qui est moins éduquée.

Du coup, il y a un autre gap énorme qui se crée entre la femme et l’homme en ce qui concerne l’avènement du numérique » a fait remarquer la présidente du Comité Directeur de Afrika Tomorrow. Entrant dans les détails, elle a développé l’autre facette du système éducatif du pays qui, selon elle, est le fruit d’un retard de la socialisation par son programmation de départ.

Il y a des politiques, poursuit-elle, qui ne sont pas vraiment sincères pour l’épanouissement de la femme et l’autre c’est l’éducation. « Aujourd’hui, tout le monde est content de dire qu’on a atteint l’égalité sinon même la supériorité des filles à l’école primaire et au collège.

Mais, dès qu’on atteint le niveau plus élevé on se rend compte qu’en réalité ce n’est que de la poudre aux yeux. Parce qu’elles n’avancent pas là où elles peuvent faire la différence. Et donc, elles restent un peu prisonnières de leur programmation de départ et du statut socioculturel qu’on leur réserve » a-t-elle renchérit.

Quid des pesanteurs sociales ?

Les pesanteurs sociales constituent autrement comme l’ensemble des forces qui retardent une évolution. Dans la logique d’entreprendre, elle invite les femmes à ne pas tenir compte de cette expression « pesanteurs sociales ». « On dit pesanteur sociale, tout le monde est confortable dedans ; même la femme.

La femme quand ça l’arrange, elle va parler de la situation traditionnelle de la femme. Quand ça ne l’arrange plus, elle parle de l’émancipation de la femme. Et ces fameuses pesanteurs sociales sont faites, pour que personne ne fait plus d’effort » a-t-elle regretté. Pour elle, toutes les femmes doivent être motivées par l’envie d’entreprendre, par l’envie d’aller de l’avant.

Parlant de la Co-création, elle invite l’homme à se rendre compte que plus la femme va se développer, plus lui, il se développe. « Parce que naturellement la société lui donne un avantage cinq à six kilomètres en avance. Les hommes doivent tout faire pour aider la femme à entreprendre. Aujourd’hui, beaucoup d’études démontrent que l’Afrique perd plus de 90 milliards de dollars de manque à gagner, en ne considérant pas le développement que la femme apporte dans la société » a-t-elle révélé.

Pourtant, a-t-elle dévoilé, les femmes ont des opportunités à saisir via les institutions internationales, nos hommes aussi et par nos états pour créer leur propre entreprise.

Youssouf KABDAOGO
Infowakat.net

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