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Education : Une école suisse au Burkina « dans un avenir très proche »

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a accordé une audience à une délégation suisse dans la soirée de ce vendredi 2 février à la primature. C’était en présence du ministre de l’Enseignement supérieur.

Selon le chef de la délégation, « l’activité principale peut commencer en une année »

 « Ces investisseurs d’universités suisses ont fait leurs preuves dans le monde », rassure le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Alkassoum Maïga. « Ils ont des investissements au Niger, au Mali, au Sénégal », ajoute-t-il. Ils seraient venus exposer leur projet et leurs préoccupations au Premier ministre. Selon Alkassoum Maïga, « nous avons reçu des instructions de sa part. La particularité de cette université, c’est d’avoir localement le savoir-faire suisse ». La Suisse est un pays qui a su se hisser au plus haut niveau rien qu’en comptant sur l’éducation, foi du ministre. En investissant massivement dans l’éducation, il estime donc que le Burkina peut trouver des solutions à ses problèmes de contre-performance et de sous-développement. L’initiative, de son avis, est intéressante et il assure que les équipes impliquées vont l’étudier avec le taux de sérieux qui s’impose. Ainsi, « nos étudiants burkinabè, au lieu d’aller vers la Suisse, seront formés localement avec la qualité de Genève », se réjoui-t-il.

Alkassoum Maïga estime que les compétences de la Suisse ne sont plus à démontrer

Pour Djawed Sangdel, chef de la délégation suisse, il ne s’agit pas d’amener un modèle suisse mais de le conformer aux besoins et réalités du pays. Le but, précise-t-il, serait de former de « vrais leaders qui pensent non seulement dans l’intérêt personnel, mais aussi pour leur pays, leur région et leur continent ». Il confie que c’est la crème des crèmes qui sera sélectionnée au sein des étudiants burkinabè. « On accepte seulement 30 à 40% des étudiants qui ont validé le test d’entrée », explique-t-il. Cette école permettra de former sur place avec la même qualité qu’en Suisse, mais selon le besoin du pays, ajoute le professeur de leadership et d’entreprenariat. Une autre particularité est qu’il s’agit de créer « un campus de la maternelle jusqu’au doctorat ». A terme, le projet entend mettre l’accent sur la création et non la recherche d’emplois afin de participer au développement économique. Quatre facultés sont prévues, mais chaque nouvelle année connaîtra une faculté supplémentaire. D’ores et déjà, Djawed Sangdel affirme que 3 universités burkinabè crédibles ont été sélectionnées pour les accompagner.

Arthur Zongo

infowakat.net

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