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Entreprenariat : Offrir une plateforme éducative aux jeunes afin de contribuer au développement économique

L’idée est de deux étudiantes ayant pour ambition de contribuer au développement économique du Burkina via une plateforme éducative. Logé dans le secteur tertiaire, le projet consiste à mettre en place des Espaces Numériques de Travail devant permettre aux jeunes d’avoir une nouvelle pédagogie d’apprentissage, d’accroitre de manière qualitative et quantitative leur source de savoir. Ainsi, il facilitera aux acteurs de l’éducation de dispenser les cours et aux parents une suivie de leurs enfants.

Le téléphone portable est interdit dans les établissement scolaires. Cette puissance informatique augmente à un rythme extrêmement rapide, un potentiel énorme que l’on met de côté en empêchant son utilisation dans les écoles. Appuyé par une bonne stratégie d’intégration, il peut s’avérer un outil d’apprentissage. Deux étudiantes Burkinabè ont décidé alors d’approfondir les réflexions autour de la question. Un projet d’idée est né.

Ce projet a été élaboré à partir du constat que tout le monde possède un smartphone et qu’il en est dépendant à tel point que sur cent jeunes interrogés, 90% ont leur téléphone en main et ne s’en sépare que s’il est déchargé.

Marie Labo Ouédraogo et Farida Sawadogo sont deux étudiantes entrepreneuses. Elles expliquent comment elles ont fait naître leur idée d’entreprise. « Si vous remarquez, vous allez constater que les bibliothèques ne sont plus fréquentées. Les romans ne s’achètent plus, les journaux n’ont plus. Donc tout est sur les smartphones, les téléphones. Mêmes les exposés à l’école, les élèves préfèrent aller sur le net télécharger les fichiers pour faire des exposés au lieu de lire. C’est suite à cela que nous avons décidé de mettre ce projet en place », a expliqué pour sa part Marie L. Ouédraogo, étudiante en communication pour le développement.

Ce projet contribuera à mettre en place une base de donnée de connaissance afin d’améliorer la compréhension des cours et tests pratiques, à renforcer les capacités des acteurs de terrain. Et ces initiatrices disent avoir tout pris en compte avant de l’élaborer. « Quand le Coronavirus est venu, les autres pays prenaient les cours en lignes mais au Burkina on ne pouvait pas le faire. Donc ce projet vient à point nommé pour combler cet aspect. S’il y a un problème de ce genre, on peut faire des cours en ligne » a indiqué Farida W. Sawadogo étudiante en transport logistique.

En sommes, l’objectif c’est de donner la possibilité aux enseignants de dispenser les cours et aux élèves de prendre les cours sur la plateforme. Outre, utiliser des applications de lecture pour permettre aux apprenants de lire, etc. Tirer profit d’un appareil qui est de toute façon déjà dans la poche de nombreux élèves.

Pour ce faire, les deux amies et associées comptent désormais au développement de la fibre optique qui, selon elles, sera effective dans les années à venir. Toute chose, pensent-elles, favorisera la fluidité de la connexion internet haut débit tant dans les villes que dans les zones reculées. « Nous pensons que les jeunes de la ville et les jeunes des zones reculées auront la même connexion d’ici 2030 », commente Marie Ouédraogo. Mais en attendant, les jeunes peuvent se contenter des forfaits de connexion internet que proposent les agences de téléphonie. Nous savons, assurent-elles, que les jeunes utilisent la connexion à d’autres fin mais nous sollicitons qu’ils l’utilisent à bon escient pour apprendre.

L’accompagnement des autorités se révèle un soutien important pour les entrepreneuses, fort appréciable notamment pour la fluidité de la connexion internet. Elles espèrent également un regard bienveillant des bonnes volontés. « Il faut qu’ils nous aident avec la connexion et à l’avancement de notre projet. Nous demandons aussi à ceux qui sont prêts à accompagner les jeunes entrepreneurs qu’ils accompagnent la jeunesse. Parce que c’est la jeunesse qui doit construire et participer au développement du pays », disent-elles. Ainsi, le duo est convaincu qu’on peut leur faire confiance. « Nous dirons aux autorités qu’ils peuvent nous faire confiance. C’est un projet riche et c’est vraiment muri », conclut Farida Sawadogo.
L’aventure ne s’arrête pas là pour elles. A terme, les deux associées étudiantes entrepreneuses comptent concrétiser l’application et lancer le projet.

Youssouf KABDAOGO
Infowakat.net

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