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Entreprenariat: Quatre (04) jeunes femmes Burkinabè qui forcent le regard

Décidées à briser les barrières sociales ces jeunes femmes se sont engagées dans le monde de l’entreprenariat. Wendyam Léonie, Viviane, Madjouma et Zalissa font partie de ces braves filles du Burkina Faso qui ont su faire  du concept « entreprenariat féminin », une réalité. Ni leur jeune âge, ni les multiples préjugés n’ont pas pu éteindre la passion de ces « amazones » pour l’aventure entrepreneuriale. Promotrices de startup ces jeunes filles forcent le regard et brillent par leur  détermination et leurs idées aussi innovantes  les unes que les autres. Lisez plutôt.

Zalissa OUEDRAOGO « J’ai commencé avec 25 000 FCFA »

Etudiante en année de licence en génie biologique option agro-alimentaire, Zalissa OUEDRAOGO est aussi patronne d’une unité de transformation de fruits. Créée il y a un an et demi, l’unité a mis sur le marché une marque de jus naturel et de confiture de papaye et de citron. « Entreprendre c’est répondre à un besoin » dit-elle.

Elle dit apporter un soulagement aux producteurs de fruits qui font de pertes énormes parce qu’incapables de transformer ou de conserver leur productions. Mais malgré sa détermination les difficultés ne manquent pas pour la jeune entrepreneure. En plus du manque de matériel elle fait face à une clientèle hostile. « Les Burkinabès ont un problème ils refusent de consommer ce qui vient du Burkina » se plaint la jeune dame qui constate amèrement que les Burkinabè préfèrent les produits du même genre venant de l’extérieur aux siens.

« Une fois le gérant d’une alimentation m’a même conseillée de mettre sur mes jus les étiquettes d’une marque de jus béninoise pour pouvoir augmenter mes ventes» raconte-t-elle. Interrogée sur les raisons qui l’ont poussée à l’entreprenariat Zalissa nous répond que la fonction publique est loin de pouvoir embaucher tout le monde avant d’ajouter que « le salaire ne permet de vivre que pour 30 jours ».Elle exhorte les jeunes filles à entreprendre car dit-elle « On peut entreprendre à 0 francs ». Elle-même dit avoir débuté avec la somme de 25 000 FCFA.

Wendyam Léonie KABORE « quand on aime vraiment ce qu’on fait, on trouve la force de ne pas abandonner »

Titulaire d’un master en audit et Finance des entreprises Wendyam Léonie KABORE a toujours rêvé d’entreprendre depuis son jeune âge. Un rêve qui va devenir une réalité en 2018 année à laquelle sa propre entreprise a vu le jour spécialisée dans la production de bouillons 100% bio et de la chapelure épicée.

 A la question de savoir d’où lui est venue l’idée des bouillons bio la jeune femme répond que tout est parti de sa passion pour la cuisine  avant de mentionner que «  bon nombre de femmes ne savaient pas par quoi remplacer les bouillons chimiques quand bien même elles connaissaient les dangers de ces bouillons sur la santé. »

Selon elle l’entreprenariat est une question de passion et de détermination. «Pour entreprendre, il faut le faire par amour et non par suivisme. L’entrepreneuriat est difficile. Il y’aura le découragement, les larmes, il y’aura même des nuits blanches mais quand on aime vraiment ce qu’on fait, on trouve la force de ne pas abandonner.» Tel est son conseil à l’endroit des jeunes femmes qui rêvent d’entreprendre.

Madjouma TRAORE « L’entreprenariat garantit le respect de la dignité humaine.»

Agée de 21 ans Madjouma TRAORE en fin d’étude du second cycle est la promotrice d’une ferme, une unité d’élevage avicole spécialisée dans la vente de la viande de dinde fumée et d’aliments de volaille. Créée il y a quelques mois, la ferme en train de s’installer dans le  village de Kotedougou à 35 km de la ville de Bobo.

Inspirée par sa mère qu’elle qualifie de femme battante et décidée à briser les barrières sociales, Madjouma TRAORE a voulu entreprendre pour créer des emplois et faire de l’autonomisation des femmes une réalité. Mais à peine engagée sur le chemin de l’entreprenariat la jeune fille doit faire face à des défis.

« Je suis constamment comparée aux hommes du même domaine et la minimisation de mes produits et de ma personne face aux éleveurs hommes » nous confie-t-elle. Elle nous explique que les préjugés liés à l’infériorité de la femme par rapport à l’homme ne manquent pas dans le domaine de l’entreprenariat. Toutefois elle se dit déterminée à aller au bout car pour elle « l’entreprenariat garantit le respect de la dignité humaine.»

Viviane GOUBA « Je suis fière de pouvoir apporter quelque chose de nouveau. »

Communicatrice de formation, Viviane GOUBA est avant tout une passionnée de l’entreprenariat et  éprise d’indépendance. Dans sa volonté d’apporter une innovation dans le domaine de la restauration, elle met en place un service traiteur qui permet aux clients de faire leurs commandes en ligne.

« Je suis fière de pouvoir apporter quelque chose de nouveau. » dit-elle. La jeune promotrice promet de munir son service traiteur en mettant sur pied une plateforme beaucoup plus digitalisée pour faciliter les commandes des clients. Viviane GOUBA en plus de faire de la restauration, est aussi promotrice d’une startup de communication digitale.

Elle aussi nous confiera avoir aussi subit les préjugés mais ne se laisse pas abattre. Pour elle, même si les hommes semblent beaucoup plus favorisés dans le domaine de l’entreprenariat, les femmes ont tout de même leur mot à dire.

Yekiremi Abdias FARMA

Infowakat.net

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