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Entrepreneuriat : « Nous ne sommes pas tous des leaders nés mais nous pouvons le devenir », dixit Clémence Dabré

E-BIOCA (El Bio Cosmétiques et Accessoires) est une entreprise de confection et de vente des accessoires des femmes, créée en 2019. Elle est pilotée par sa promotrice Clémence Dabré, passionnée par la mode et porte toujours une attention particulière aux parures des femmes, hommes et enfants. 

Actrice incontournable, comédienne, accessoiriste, Clémence Dabré est l’une de ces filles qui forcent l’admiration et le respect de par son talent. Celle-là qui maîtrise avec aisance la confection des accessoires pour Dame en Afrique a obtenu un baccalauréat série D. Elle est titulaire d’une licence en géographie à l’Université Ouaga I (baptisée université Joseph Ki-Zerbo). Pendant son parcours universitaire, elle a suivi d’autres formations parallèles en secrétariat et marketing afin d’être polyvalente. « Cela m’a permis d’avoir une expérience professionnelle en tant que gérante d’une agence commerciale, secrétaire caissière et chargée des relations extérieures dans un cabinet de formation », a-t-elle laissé entendre.

Joviale, souriante, elle ne peut pas lâcher un mot sans l’accompagner d’un geste comique. En 2015, elle a commencé à s’intéresser à l’entreprenariat. Cette aventure, elle s’y est lancée en 2019. « Ce qui m’a poussé dans l’entreprenariat est que je n’étais pas vraiment épanouie dans ce que je faisais. Je sentais qu’il me manquait quelque chose. Et au fond de moi, je brulais ce désir d’entreprendre particulièrement dans les domaines qui me passionnent à savoir la cosmétique naturelle et les accessoires de mode », a-t-elle raconté.

Sa structure E-BIOCA œuvre dans le cosmétique naturel et dans la confection d’accessoires de mode pour femmes, homme et enfants. Elle confectionne des sacs à main, pochettes, cartables, barrettes pour cheveux, des boucles d’oreilles, chouchous, bonnets en pagnes, colliers, bracelets, couronnes, éventails, des chapeaux, coussins en pagnes, portes stylos, des pots de fleurs en pagnes pour la décoration de bureaux, salons, et cérémonies. « Nous voulons mettre en valeurs nos talents et être une référence africaine et mondiale dans notre domaine d’activité », dit-elle. « Nous essayons d’apporter une touche particulière à nos confections soit à travers des mélanges de motifs soit au niveau des designs. Une de nos priorités est de mettre en valeur nos identités culturelles ce qui fait que dans nos mélanges de motifs, il y’a toujours un petit motif local qui se démarque » a-t-elle poursuivi.

Pour elle, l’entreprenariat est un domaine passionnant mais qui a aussi ses exigences. « Il est important d’entreprendre parce que l’Etat ne peut pas satisfaire toutes les demandes d’emploi. Quand on aime ce qu’on fait, on arrive à faire face aux difficultés », a ajouté celle qui aimerait aider les jeunes à réveiller le potentiel qui est en eux afin qu’ils soient utiles à la société. C’est pourquoi elle fait sienne cette citation inspirante : « Soyons, vivons et mourrons utiles ».

Soraya, ce nom vous dit certainement quelque chose dans la série « le Testament » de la réalisatrice Apolline Traoré. Une jeune bachelette frêle et innocente, la fille du « tradipraticien » dans le film, a séduit le cœur de Tijan fils du défunt Sidiki Kam, le patriarche (joué par Gustave Sorgho). Pour la simple histoire, Tijan (Dieudonné Marie Simporé) doit suivre les enseignements d’apothicaires et ouvrir une officine de pharmacopée traditionnelle afin de toucher sa part d’héritage. Des exigeantes conditions édictées par le père défunt. C’est là qu’il est tombé amoureux de la fille du maître Moussa, Soraya. Fugueuse, celle-ci sera hébergée secrètement par Tijan dans la demeure familiale, situation rendue encore plus compliquée par la grossesse non désirée de Soraya. Celle qui a bien joué ce rôle de la jeune Soraya est Clémence Dabré.

 

Prise aujourd’hui dans la geôle de l’entreprenariat, elle conseille la jeunesse de prendre conscience, de ne pas se sous-estimer, d’être courageuse et de persévérer car, dit-elle, la réussite est au bout de l’effort.

« Chaque être humain a une mission à accomplir pour le bien-être et l’épanouissement des autres. Nous avons la capacité de développer des stratégies qui soient utiles pour notre société et pour des générations futures. Nous ne sommes pas tous des leaders nés mais nous pouvons le devenir. Aucune présence n’est inutile mais il faut chercher à marquer, influencer, impacter et créer son histoire », a-t-elle enseigné.

Youssouf KABDAOGO
Infowakat.net

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