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Actualité

Etats généraux de la justice, les OSC en plein préparatif !

Réunies ce mardi 17 février 2015 à Ouagadougou, les Organisations de la Société Civile comptent jeter les bases des états généraux de la justice prévus pour se tenir du 24 au 27 mars prochain. C’est dans le souci de permettre aux acteurs de bien comprendre les enjeux afin de participer activement aux échanges à venir. Cependant, parviendra-t-on à trouver des solutions miracles pour le bon fonctionnement de notre système judiciaire ?

A l’occasion du point de presse du gouvernement tenu le lundi 2 février dernier, la ministre de la justice Joséphine OUEDRAOGO affirmait que « c’est bon d’écouter les citoyens directement sur ce qu’ils pensent de l’état de la justice Burkinabè ». Cette déclaration n’est pas tombée dans l’oreille de sourd. Mieux, le conseil national de la société civile (CNOSC) anticipe sur les états généraux pour, dit-elle, faire un diagnostic du système judiciaire.

Ainsi, « les états généraux permettront à toutes les composantes de la nation de se réunir pour prendre des engagements collectifs », foi de Joséphine OUEDRAOGO. Mais la société civile, elle, ne fera pas de cadeau, le président du Conseil National des OSC Jonas HIEN invite les participants à « critiquer objectivement et à manifester leurs frustrations, en tenant compte aussi du fait que la justice ne concerne pas uniquement le juge ou le fonctionnaire de la justice, mais également les autres acteurs dont les organisations de la société civile ». Jonas HIEN affirme avec conviction que « le manque de confiance entre les citoyens et la justice ont été l’une des raisons profondes de l’insurrection populaire ».

IMG 0075 1280x960Le système judiciaire burkinabè est taxé de tous les péchés d’Israël !!!

Pendant plus d’un quart de siècle, la justice Burkinabè a toujours eu une mauvaise plume auprès des populations. Le pouvoir judiciaire a en effet laissé sans coupable les meurtres de l’ex président Thomas SANKARA, du journaliste Norbert ZONGO, de l’étudiant Michel CONGO, du juge Salifou NEBIE et bien d’autres, pour n’en citer que ceux-là. Tout récemment les victimes de l’insurrection populaire apparaissent comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Mais y a- t-il une panacée pour cette justice tant décriée par toutes les composantes de la société ?  

A en croire les autorités de la transition, les états généraux semblent être l’ultime recours pour panser les plaies béantes de la justice burkinabè. Lors de sa rencontre avec les Organisations de la Société Civile ce mardi 17 février, l’actuelle première responsable de l’institution juridique au Faso (la ministre Joséphine OUEDRAOGO) affirme que « toutes les composantes du peuple Burkinabè procèderont à l’analyse critique et à l’interpellation du système judiciaire et de ses acteurs, puis engager un dialogue inclusif entre les représentants de l’exécutif, du législatif, des corps constitués et des citoyens, dans le souci de redonner du sens à l’œuvre de justice ». Alors, courage à tous les niveaux et allumez-nous les lanternes pour illuminer toutes les zones d’ombre du judiciaire !  

Noufou OUEDRAOGO

ifaso.net

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