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Fête du 11 décembre : le film de la crucifixion des journalistes se répète

11 décembre 2019 à Tenkodogo, inégalé et inégalable dit-on. Et bien cette fois-ci encore, la mauvaise gestion des partenaires de toujours que sont la presse, par le comité d’organisation est inégalée. Encore une fois, la presse nationale privée, sollicitée pour l’accompagnement de cet évènement nationale d’envergure a été laissée pour compte, voir maltraitée. Retour sur le calvaire des 60 journalistes.

Lundi 09 octobre 2019, départ prévu à Ouagadougou pour 6h en direction de Tenkodogo où a lieu la cérémonie de commémoration des 100 ans du Burkina Faso. Deux bus sont affrétés pour la presse nationale privée, car une centaine de journalistes doivent s’y rendre. Finalement nous bougeons à 7h du matin, loin d’imaginer que cette journée serait un chemin de croix malgré ce temps de l’avant.
L’histoire se répète…

Après environ quatre heures de route, soit à 11h passé de la matinée, Tenkodogo nous accueille. Hélas, le guide censé nous diriger vers notre pied-à-terre sur place n’est pas là, nous fait savoir le chef de mission. « Les gars d’ici ne sont pas dynamiques » rajoute-t ‘il.

Jusqu’à 18h de l’après-midi, après que l’activité du jour, parrainée par l’assemblée nationale, ait été couverte, l’incertitude plane encore sur « là où vont dormir les journalistes venus de Ouagadougou ».

« Chaque 11 décembre c’est comme ça, vous ne prenez jamais en compte la presse » lance un journaliste en colère. Les visages sont graves, la tension monte, car tout le monde est sur pied depuis au moins 4h du matin.

Le cas présent n’est pas isolé. Le 11 décembre passé et celui d’avant, s’étaient déroulés dans des conditions similaires. La presse burkinabè n’est jamais prise en compte à la hauteur du travail qu’elle abat. « Nous sommes toujours les parents pauvres dans ce genre d’évènement. On règle pour tout le monde sauf pour les journalistes » poursuit un autre journaliste mécontent, envoyé d’un média en ligne. Comme si la presse ne comptait que pour du beurre.

Le problème n’est pas au niveau central semble t-il, mais à celui des détachements locaux chargés. laisse entendre notre chef de mission.

Logement sans matelas

Il est 21h passées, nous ne savons toujours pas où crécher. Quand soudain, notre fameux guide, venu de très loin, à moto, et bagages encore à l’arrière de son char fait son entrée.

Direction les fameuses « dix villas » à nous réserver pour enfin se reposer. Grande fut la surprise une fois sur place, après avoir au préalable passé deux heures à tourner en rond.

L’une de ces mini villas est inachevée. Les autres, comme celle précitée n’ont pas d’eau, et certaines prises électriques ne marchent pas.

Pire, aucun matériel à coucher n’était installé dans les neuf autres maisons nouvellement construites. Les sols quant à eux étaient poussiéreux, non lavés.

Les matelas prévus ont été stockés ailleurs, dans une cours, à l’air libre, usés (pour la plupart), entassés les uns sur les autres à la merci du soleil, et de la poussière. Certains dégageaient même des odeurs désagréables.

Pourtant malgré la colère et ces mauvaises conditions de travail, les journalistes sur place ont accepté aller au charbon pour les jours avenir, « au nom du 11 décembre ».

Cependant, à qui la faute doit-elle être imputée ? Et comment de tels manquements peuvent-ils arriver, une énième fois, pour un tel évènement qui se prépare depuis 12 mois ?

Saisi de la situation, le ministre de la communication affirmait que le « président » avait été informé de ce que les journalistes passaient une salle journée et qu’il aurait donné des instructions pour que cela soit réglé.

Mais encore une fois de plus, jusqu’à quand la presse du Burkina Faso, sera-t-elle maltraitée de la sorte ? Quand est ce que les journalistes burkinabè reprendront leur métier en main ?

Ange L. Jordan MEDA
Infowakat.net

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