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Fêtes de fin d’année : Une année de baisse en chiffres d’affaires

Nous sommes au lendemain des fêtes de fin d’année, les rues de la ville de Ouagadougou sont animées par la vente de divers articles. Les clients défilent pour s’imprégner des prix de ces articles. Il en ait de même au grand marché où l’affluence est grande mais, le marché reste morose. Pendant que les commerçants se plaignent du manque de la clientèle, les clients crient à la cherté des prix. Les commerçants espèrent faire de bonnes affaires dans les jours à venir.  

Sakandé Abdoul Aziz : Cette année le marché est lent, je suis là depuis le 1er décembre et il n’y a pas la clientèle. Chaque année l’affluence diminue et l’année 2015 a marqué le début de la chute du marché. Les gens se plaignent qu’il n’y a pas d’argent, que tout est cher alors que les prix des matières premières que nous utilisons ont connu une augmentation. Cette augmentation est due selon ces vendeurs à la hausse des prix du carburant. Donc si on va ajouter tous ces  taux, cela fait que le coût devient plus élevé. Je vends des crèches, des sapins, des personnages, des jeux de lumières. Avec une marchandise d’une valeur de 1 millions 500, c’est au lendemain de la fête que j’ai eu mes premiers clients, les gens s’arrêtent et apprécient, quand tu leur dit le prix, ils ne paient pas. De 2013 à 2015, chaque année, je faisais  120 crèches et tout écouler. En 2016, j’ai fait 80, ce n’est pas fini, 2017, 60 et tout n’a pas été écoulées. Voici 2018, j’ai fait 55 crèches et il me reste à peu près une quarantaine. Donc vous voyez comment le marché recule !

Pascal Compaoré : cette année, il y a beaucoup d’ambiance, mais les clients ne sont pas présents comme l’année passée. Le marché a baissé par rapport aux années précédentes. Cette année à cause de la situation sécuritaire du pays, la population n’a pas la ‘‘tête’’ à la fête, les burkinabè ne sont pas trop dans l’esprit de fête, c’est ce qui explique cette baisse. Je vends des guirlandes, des jeux de lumières, des sapins de Noel. Comme ce n’est pas encore la fin des fêtes, on espèrent faire de bonnes affaires.

Moumouni Nikiema : On remarque une baisse de la clientèle, ça ne marche pas comme avant. On sait que actuellement tout est calculé et les décoratifs viennent en dernière position par manque de moyen. Je vends des jeux de lumière et guirlandes pour la Noël. Les années précédentes, on pouvait vendre entre 300 et 400 milles en temps de fête mais, cette année on n’a  pas pu vendre plus de 150 milles.

Mme Ouédraogo : c’est un peu abordable, seulement que c’est l’argent qui fait défaut sinon c’est abordable. En ces temps de fêtes, les commerçants aussi profitent pour augmenter le prix des articles mais, quand on discute avec eux, ils finissent par vendre au prix normal. Sinon tout dans le marché a connu une hausse de prix.

Nafisiatou Vebama (stagiaire)

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