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Gestion des risques et crises de catastrophe : « On doit plus se situer dans une action préventive que curative », Metsi MAKHETHA

Le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR) tient du 10 au 11 juillet 2017, sa 10e session ordinaire. La Cérémonie d’ouverture de cette session a été présidée par Laure  ZONGO/HIEN, Ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille et a connu la présence de la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA.

Laure  ZONGO/HIEN, Ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille

« Gestion des populations déplacées : défis, enjeux et perspectives », c’est le thème retenu pour cette session ordinaire du CONASUR. Le choix de ce thème, à entendre la Ministre Laure ZONGO/HIEN, permettra d’entamer « la réflexion autour des politiques et des pratiques du Gouvernement et des acteurs non étatiques dans le domaine, d’identifier les goulots d’étranglement et de faire des propositions conséquentes pour une stratégie pertinente de gestion des populations dans notre pays ».

Suite aux aléas climatiques, le Burkina Faso tout comme plusieurs pays dans le monde,  connait plusieurs catastrophes naturelles qui affectent « inéluctablement » son économie et annihilent ses efforts de développement. Les vents violents, les épidémies, les inondations, etc. sont entre autres les différents effets de ces variabilités climatiques. Ainsi, les inondations et les vents violents ont sinistré 9 534 personnes en 2014 et 43 923 en 2015. En 2016, les inondations et les vents violents ont sinistré respectivement 54 815 et 5 871 personnes.

Outre les catastrophes naturelles, le Burkina Faso connait des conflits intercommunautaires, qui entre 2012 et 2016, ont affecté 10 665 personnes et ont occasionné 49 pertes en vie humaine. Rien qu’en 2016, lesdits conflits survenus dans le pays ont affecté 2 772 personnes en faisant 26 blessés et 06 décès.

Aussi, faut-il le rappeler, la crise socio-politique survenue au Mali en 2012, a entrainé un afflux de 65 000 réfugiés sur le territoire burkinabè. Selon la Commission nationale pour les Réfugiés (CONAREF), 32 229 réfugiés maliens sont installés au Burkina Faso à la date du 31 Mai 2016.

A l’instar de ces réfugiés, il faut noter le retour forcé de burkinabè vivant à l’étranger. Dans ce chapitre des faits, le pays a enregistré en 2016, le retour de 3048 personnes…

Avec toutes ces difficultés auxquelles sont confrontées les populations, le Gouvernement Burkinabè, avec le soutien de ses partenaires techniques, financiers et humanitaires, entend s’investir davantage sur les questions préventives « plutôt qu’être sur le feu de l’action pour essayer de colmater les brèches lorsque des catastrophes surviennent », a indiqué Laure ZONGO/HIEN.

Dans ce sens, le Système des Nations Unies (SNU) apporte son soutien au Burkina Faso dans la gestion des risques et crises catastrophiques. Ce soutien, à entendre Metsi MAKHETHA, se fait à plusieurs niveaux. A l’en croire, le SNU, dans son intervention, veut mettre l’accent sur la gestion des risques que sur celle des crises. « On doit se situer dans une action préventive que curative », a-t-elle soutenu. Le SNU entend aussi continuer à renforcer les capacités du CONASUR afin que cette structure ait les outils et la capacité nécessaire de coordonner en cas d’urgence mais aussi, qu’elle soit en mesure d’amener les autres acteurs à entreprendre des actions pour éviter d’éventuelles crises.

la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Burkina Faso, Metsi MAKHETHA.

Aussi, le SNU travaille avec tous les partenaires qui sont concernés par un développement durable au Burkina Faso, à « mettre en avant toute action qui pourra respecter et faire respecter la dignité de tous les Burkinabè », c’est-à-dire, créer les conditions nécessaires pour permettre aux populations d’avoir accès au service minimal de base, tel que l’accès à l’eau, à la santé, mais aussi d’éviter que les populations se trouvent dans des situations d’insécurité alimentaire et de malnutrition.

Dans la gestion des risques et des crises, la Ministre Laure ZONGO/HIEN pense que les populations ont leur partition à jouer. Ainsi, dit-elle, « Les populations doivent avoir un comportement citoyen » dans l’optique d’éviter au maximum des risques de catastrophe.

Aussi, a-t-elle révélé que « Le CONASUR a besoin de disposer de matériels roulants performants, de moyens financiers et matériels pour pouvoir faire face à toutes ces situations ».

Armand Kinda

Infowakat.net

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