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Gouvernance économique : De la Garangose à la Rosinose

La « Garangose », du nom de son initiateur, l’ancien ministre des finances, le Général Tiémoko Marc Garango (TMG). Les plus anciens au Burkina Faso (ex-Haute Volta) s’en souviennent comme si c’était hier.

Tant il est vrai que cette période brûlante de l’histoire du nouvel Etat fraichement indépendant à l’époque, était des plus difficiles pour sa propre survie. En panne de stratégie innovante et en manque de ressources, le pays confia alors sa jeune et fragile destinée à TMG, qui n’y alla pas de main molle, pour tenter de redresser 274200KM² de finances à genoux.

Cure d’austérité générale, rigueur budgétaire, coupes drastiques dans les dépenses sociales, création de nouveaux mécanismes de perception de fonds (exemple de La LONAB)… Bref la pilule fut des plus amères à avaler pour la population et pour le mouvement syndical. Mais ces derniers avaient-il seulement le choix ?

Une chose est certaine, si aujourd’hui encore l’on continue d’enseigner dans certaines UFR, ce chapitre de l’évolution du apys des hommes intègres, c’est bien parce qu’on y trouve parfois de quoi nourrir la réflexion sur la quête de bonne gouvernance. Surtout par ces temps de conjoncture.

L’épine de la rose

En tout cas l’actuelle ministre de l’économie, des finances  et du développement aurait voulue s’inspirer de son illustre prédécesseur qu’elle ne s’y serait pas prise autrement.  Faut-il voir dans la volonté affichée de la grande argentière du Burkina de mettre de l’ordre dans les finances de son pays une forme de Rosinose qui s’inspirerait d’un passé pas si lointain que cela ? Ce ne serait pas cher payé au regard du contexte actuel marquée pars des tensions entre le MINEFID et une partie de ses travailleurs.

Pour Rosine COULIBALY l’heure devrait être à la recherche de solutions pour accroitre les capacités de mobilisation de ressources de l’Etat plutôt qu’à une distribution d’avantages (non salariaux) à une partie des travailleurs. C’est d’ailleurs ce qu’elle ne cesse de répéter dans les médias nationaux.

Pour ce jeune entrepreneur rencontré dans la ville de Ouagadougou, en revanche, c’est la soupe aux grimaces en ce moment : C’est avec le visage grave qu’il aborde le sujet. Il ne décolère pas contre la ministre et ses nouvelles réformes qui ont entraîné dit-il des suppléments de coûts dans le traitement des dossiers de marchés (publics) et réduit par conséquent les marges de manœuvre des différents acteurs.

Jules SIMON

infowakat.net

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