Actualité Burkina Santé

Gratuité des soins : « le Burkina Faso a-t-il les moyens financiers pour y faire face ? »

Le Secrétariat permanent des Organisations non gouvernementales (SPONG) a organisé un cadre d’échange avec les hommes de médias ce mardi 27 septembre 2016 à Ouagadougou. Ce cadre d’échange avait comme objectif de partager avec les hommes de médias les résultats des études sur l’application de la gratuité du kit d’urgence de prise en charge du paludisme grave pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans et la subvention à 80% des accouchements et des soins obstétricaux néonataux d’urgence (SONU).

Oumarou HEBIE, facilitateur au SPONG
Oumarou HEBIE, facilitateur au SPONG

Pendant une heure de temps, les membres du SPONG ont partagé avec les professionnels de la communication les résultats des deux (2) études de leurs analyses, qui, selon Oumarou HEBIE, facilitateur au SPONG, « semble utile pour anticiper les problèmes auxquels peuvent faire face les autorités sanitaires sur ce qui concerne la gratuité des soins ».

De ces études, il est ressorti que les mesures de la gratuité des soins n’étaient pas connues par les populations censées les connaitre. Les populations ne savaient pas qu’il y avait une mesure de subvention des SONU. Et près de 44% ne savaient pas qu’il y avait une mesure de distribution gratuite des kits d’urgence de prise en charge du paludisme grave. « Le Burkina Faso a-t-il les moyens financiers de supporter une gratuité de soins ? » s’est interrogé Sylvestre N. TIEMTORE, coordonnateur du SPONG, avant de s’indigner du fait que, selon lui, dans les papiers l’on aura une gratuité « fictive » qui sur le terrain « elle ne marche pas ». « Nous sommes arrivés au constat qu’il y a eu des difficultés dans la mise en œuvre, notamment le fait qu’il y avait des arriérés pour ce qui concerne les SONU. Il y avait aussi des difficultés pour rendre disponible les kits d’urgence de palu grave », a relevé Oumarou HEBIE. A l’en croire, 61% des formations sanitaires interrogées avaient relevé la rupture de kits de prise en charge du palu grave. Egalement pour les arriérés SONU l’on pouvait avoir jusqu’à 16 mois pour la moitié des formations sanitaires interrogées. Mais il faut noter que de façon générale « les populations qui en ont bénéficié en sont satisfaites ». En rappel, les études ont été menées dans la région du Sahel, du Centre-Nord et de l’Est.

Sylvestre N. TIEMTORE, coordonnateur du SPONG
Sylvestre N. TIEMTORE, coordonnateur du SPONG

De l’appréciation du SPONG sur l’application de ces mesures  au Burkina Faso, les membres de ladite structure ont estimé que les mesures sont utiles mais il ressort qu’il y a eu des difficultés dans l’application dont « il faut prendre conscience pour mieux orienter la mesure de gratuité de soins qui est en cours », a souligné Oumarou HEBIE. S’il y a ces cas soit de rupture, soit de convoyage irrégulier des fonds au niveau des formations sanitaire, « il est sûre que la mesure ne sera pas bien appliquée », a-t-il dit.

Les mesures à prendre pour parfaire l’application de ces mesures de gratuité

Dans ce sens, le SPONG recommande aux compétente d’assurer un approvisionnement régulier en ressources financières des formations sanitaires ; d’associer les acteurs locaux dans l’information sur la gratuité des soins ; d’organiser une campagne de communication de masse et de proximité sur le contenu de la mesure de gratuité, etc.

Le SPONG reste convaincu, qu’avec le soutien de ses partenaires (UNICEF et la Health policy action fund), il pourra toujours mobiliser des ressources pour suivre les politiques publiques de façon indépendante et faire en sorte que les populations qui sont censées être bénéficiaires en bénéficient effectivement.

Armand kinda

Infowakat.net

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