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Grève des enseignants : « Les mots d’ordre de grève en cours sont suspendus », Wendyam Zongo

Après signature de l’accord entre gouvernement et Syndicats de l’Education

Ainsi prennent fin les nuits blanches chez le gouvernement. Après une si longue période de négociation, quatre mois pour être plus précis, le Gouvernement et la Coordination Nationale des Syndicats de l’Education (CNSE) ont enfin trouvé un accord pour sauver l’année scolaire en cours. En effet, samedi à 00h00, les deux parties ont, avec un poids décisif des responsables religieux et coutumiers ainsi que de l’association des parents d’élèves dans les différentes négociations, signé le protocole d’accord qui met fin à la hantise d’une année blanche sous nos cieux. « Les mots d’ordre de grève en cours sont suspendus », assure Wendyam Zongo, quelque peu satisfait de l’évolution des négociations.

Paul Kaba THIEBA , Premier Ministre

Au terme d’un long conflit social entre le Gouvernement et les syndicats, les deux parties sont arrivées, dans la nuit du samedi, à la signature d’un protocole accord. « Le Gouvernement est soulagé, tout le peuple burkinabè est soulagé par le protocole d’accord que nous avons signé ce soir avec la coordination des syndicats du MENA », souffle le Premier Ministre (PM) Paul Kaba THIEBA, d’un air satisfait. Ce protocole d’accord, dit-il, permet de remettre l’école burkinabè sur les rails. Il a ainsi fait la confidence que « l’élan patriotique, le sens de l’intérêt général a prévalu » dans cette crise qui vient de connaitre une issue favorable.

Wendyam Zongo, coordonnateur national des syndicats de l’éducation a aussi marqué sa satisfaction dans le dénouement de cette crise qui contraignait, depuis quatre mois, la Coordination Nationale des Syndicats de l’Education (CNSE) à évoluer de façon parallèle avec le Gouvernement. Cette évolution parallèle a  pris fin avec la signature du protocole d’accord. Aujourd’hui, « au nom de l’intérêt général, au nom de l’enfant burkinabè, les deux parties se sont mises d’accord pour que l’école burkinabè puisse être reprise dans les jours qui vont suivre », s’est réjoui Wendyam Zongo.

C’était la joie après la signature de l’accord

En effet, la pomme de discorde entre syndicats du MENA et gouvernement autour des quatre points de revendication, à savoir l’adoption d’un statu valorisant les personnels de l’éducation et de la recherche, l’amélioration de l’accès à l’éducation, l’amélioration des conditions de travail de l’enseignant, la valorisation de la fonction enseignante, a été rompue. « Tous les quatre points ont connu une évolution », a-t-il confié. C’est ainsi qu’il a remercié toutes les parties qui se sont investies pour la réussite des négociations. « Après la signature de ce protocole d’accord, nous pouvons reprendre les cours sans ambiguïté parce que les mots d’ordre qui étaient en cours ne mettaient pas en cause le système éducatif », soutient Wendyam Zongo indiquant que dans le protocole d’accord les deux parties ont convenu, au plus tard le 31 janvier prochain, de prendre les dispositions nécessaires pour que l’année puisse bien se terminer. « Nous allons rattraper le temps perdu », promet-il.

Abbé Alfred Ouédraogo, Porte-parole des responsables religieux et coutumiers : Les responsables religieux ont rencontré les deux parties et obtenue d’elles qu’elles se retrouvent autour d’une même table pour, d’une part, se mettre d’accord sur des processus en vue d’aboutir sur un protocole d’accord dans un bref délais et d’autre part, prendre les mesures adéquates pour une reprise des cours quitte à laisser le processus d’accord se poursuivre par rapport aux points de non consensus. Ils ont invité les deux parties au respect strict des engagements pris. Ils invitent également les élèves à reprendre le chemin de l’école et à faire preuve de retenue. Les responsables religieux et coutumiers ont fait savoir que le Burkina Faso a besoin d’une réforme en profondeur.

Parents d’élèves. Ils invitent les deux parties au respect strict de cet accord afin que sa mise en œuvre ne connaisse pas de dérive. Il a ainsi invité tous les élèves à reprendre le chemin de l’école dès lundi (demain).

Armand Kinda

Infowakat.net

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