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Grève SYNTSHA : opération caisse vide… ça veut dire quoi ?

Le syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a entamé un nouveau mouvement d’humeur à compter du 07 juin au 1e  septembre 2019. Les travailleurs de la santé humaine et animale vont s’abstenir de fournir les rapports statistiques et d’effectuer les tournées et missions. L’opération caisse vide est aussi l’une des actions du syndicat pour se faire entendre.

Pour le secrétaire général du SYNTHSA, Pisyamba Ouégraogo,  la grève de 96 heures n’a pas permis d’ouvrir  un dialogue franc  avec les autorités. « La tentative de rencontre avec le gouvernement le 29 mai dernier n’a pas abouti parce que le gouvernement n’a pas respecté les spécificités syndicales. Ce qui veut dire qu’il a mis tous les syndicats ensemble alors que les plateformes sont différentes donc nous avons estimé que s’il y a le souci de négocier, il faut le faire avec chacun », explique-t-il.

L’absence de dialogue avec le gouvernement serait donc l’élément déclencheur de l’application de ces actions du syndicat.

Dans cette nouvelle grève, la première action consistera à ne pas fournir les données statistiques, et à ne pas effectuer les tournées et les missions. Toutefois il y a certaines exceptions, qui autorisent entre autres les missions de dépannage d’appareils, d’approvisionnement des formations sanitaires en médicaments et matériels techniques, et la distribution des moustiquaires.

Le second volet concerne l’opération caisse vide. Il s’agit pour les agents de santé de ne pas faire payer les actes qui dépendent d’eux : « si l’agent consulte, c’est un acte qui dépend de lui; s’il opère, traite du sang au laboratoire, c’est un acte qui dépend de lui » explique Pisyamba Ouédraogo. Ce sont donc ces actes qui dépendent du personnel qui seront gratuits pour les usagers.

Le secrétaire général du SYNTHSA indique que l’opération caisse vide ne veut pas dire qu’après consultation il n’y aura pas de frais pour la pharmacie, parce que servir les médicaments n’est pas un acte qui relève du personnel.

« De par le passé on a vu certains médias qui ont filmé des gens en queue à la pharmacie et qui ont dit que l’opération a échoué, c’est une mauvaise compréhension, on a jamais dit qu’on distribuait les médicaments gratuitement », précise-t-il.

Pour le SYNTSHA, ces actions constituent un moyen de pression, une façon d’interpeller les autorités pour qu’elles aient plus de volonté politique et qu’elles reviennent sur la table de négociation avec beaucoup plus de franchise pour pouvoir avec sérénité trouver des solutions aux problèmes posés.

La trêve syndicale voulue par le président de l’Assemblée nationale n’a pas eu lieu d’être selon le SG du SYNTSHA. « Dans un contexte d’injustice social, il est très difficile de parler de trêve sociale, encore que le gouvernement n’ait jamais donné un véritable contenu à sa trêve ? ».

Le SYNTSHA dit être envahit par le doute, il estime que les engagements les plus simples que le gouvernement a pris ne sont pas respectés.  « Il y a un défi que le régime doit relever, c’est de respecter sa propre parole. Je pense personnellement qu’on n’a pas besoin de signer une trêve, il s’agit de régler les problèmes en toute responsabilité ».

Nafisiatou Vebama

Infowakat.net

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