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HADJ 2016 : Des pèlerins racontent leur mésaventure

 

Le dimanche 23 octobre 2016 a eu lieu sous les appâtâmes de  la grande mosquée de Dioulassobâ de Bobo-Dioulasso une rencontre organisée par « l’association pour l’organisation ». A cette rencontre,  certaines personnes ayant pris part au Hadj 2016 ont raconté les difficultés qu’elles ont vécues en ce lieu saint. Cette rencontre a été une aubaine pour l’association de  demander aux confrères musulmans la mise en place d’une meilleure équipe d’organisation du Hadj pour les années à venir.

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De nombreux musulmans  ne sont pas satisfaits de l’organisation du Hadj 2016. Ils l’ont fait savoir à maintes reprises lors des rencontres de « l’association pour l’organisation ». De retour du pèlerinage, quelques personnes se sont jointes à ceux qui n’ont pas eu de visa pour décrier l’inorganisation de ce Hadj. Pour Alassane Konaté, l’organisation a raté depuis les inscriptions dans les agences de voyages.  « J’ai vu mon nom sur le site internet. A Ouagadougou, mon nom figurait parmi ceux qui étaient promus pour aller à la Mecque. Mais à la grande déception, il n’y avait pas de visa pour moi à la dernière minute » a raconté Konaté. La mère de ce dernier a vécu une situation identique, toute chose qui lui a fait réfléchir sur le  rejet de cette religion au rebut.

Selon El Hadj Adama Zonou, pèlerin du Hadj 2016, l’organisation n’a pas été à la taille. Celui-ci a dénoncé entre autres la quasi-absence des agents de santé et des guides à leur côté. « Les guides n’étaient jamais là. Et quand on les voit, c’est pour demander si des gens veulent effectuer des échanges de monnaies » a-t-il dit. A propos de la restauration, El Hadj a décrié une situation catastrophique. « C’est du riz difficile à manger qui est servi une seule fois dans la journée. Celui qui est servi à midi ne sera pas servi le soir » a-t-il déclaré. Il a raconté avoir été l’auteur d’un vacarme devant la cuisine pour exiger de meilleures conditions de la ration alimentaire.

Ces conditions ont certainement été améliorées par l’aide qu’a donné l’état Burkinabè qui ne s’est limitée qu’à deux œufs, du thé et du pain  servis chaque matin. Il faut noter que les personnes âgées avaient besoin d’un traitement plus attentionné, ce qui n’a pas été le cas. Il faut dire que cette rencontre est un plus à de nombreuses rencontres déjà faites.   Selon le président de l’association Gnémé Idrissa, le gouvernement n’a pas encore réagi. L’association compte continuer la lutte à travers des sit-in, des rencontres avec des autorités locales et toutes autres actions pouvant amener un changement qualitatif à l’organisation du Hadj. Mais d’ores et déjà, la mise en place d’un guichet unique, la remise des visas aux intéressés au moins un mois avant leur départ sont entre  autres  des solutions envisagées.

Emmanuel Sombié

infowakat.net

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