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Le Conseil des ministres de ce mercredi « reporté »

Le  Conseil des ministres, qui se tient hebdomadairement chaque mercredi, « a été reporté pour raison de calendrier », a indiqué à Burkina24 une source proche du gouvernement. Cette source affirme cependant que la réunion ministérielle « n’a pas été interrompue« , et « qu’aucun ministre n’a été kidnappé« .  La non-tenue de cette rencontre serait liée  à la question du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Des organisations de la société civile ont organisé un mouvement de protestation cet après-midi à la Place de la Révolution et appelé à un rassemblement ce 5 février au même lieu.

« Nous sommes actuellement au bureau (au palais de Kossyam, NDLR) et tout se passe bien« , a affirmé un employé du palais présidentiel à Burkina24, ce matin.

 

Des concertations se tiendraient avec les premiers responsables du Régiment de sécurité présentielle (RSP). Le Premier ministre Isaac Zida, membre de cette unité, s’est rendu chez le Mogho Naaba, le Chef des Mossé, où l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo et le pasteur Samuel Yaméogo ont également fait un passage.

Le général Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major particulier de la Présidence du Faso, et l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo ont été aperçus ont palais de Kossyam, ce mercredi, où ils auraient eu un entretien avec le Chef de l’Etat.

Tout semble normal au palais présidentiel de Kossyam. Le Président du Faso Michel Kafando continue dérouler son agenda. Il a reçu en audience ce mercredi en début de soirée, le Secrétaire général des Nations Unies chargé des opérations. Il est également prévu qu’il préside ce 6 février, l’ouverture d’une session du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Mais pour certaines organisations de la société civile, une tension existe entre le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) et le Premier ministre Isaac Zida. Le premier responsable du Collectif Anti-référendum, Hervé Ouattara, se prononçant lors d’un bref meeting à la Place de la Révolution, en fin d’après-midi, a indiqué que le RSP voudrait « prendre en otage »les dirigeants de la transition.

Le CAR donne de la voix

 « Si le RSP arrive à renverser le premier ministre, Yacouba Isaac Zida et le Président Michel Kafando, Dieu seul sait quand est-ce que ce royaume va se terminer« , a-t-il lancé à la foule rassemblée et à qui il a demandé de se rassembler ce 5 février à la Place de la Révolution.

Le Balai Citoyen est également sur la même longueur d’onde. « Nous sommes naturellement et totalement opposés à ce que nous considérons comme étant un coup de force du RSP« , a confié à Burkina24 Me Guy Hervé Kam, porte-parole du Balai Citoyen. Toutefois, le porte-parole du mouvement estime qu’il faudrait que les actions menées soient concertées.

« Il nous faut donc des actions coordonnées et concertées pour montrer à tout le monde et à ceux qui n’ont pas encore compris qu’une page s’est tournée au Burkina Faso et que ce sont les institutions qui doivent être fortes. Il n’est pas question qu’un régiment fut-il militaire dicte sa loi« , a-t-il déclaré.

Une rencontre entre les organisations de la société et les partis politiques se tient ce soir afin de donner ensuite une lecture commune et concertée de la situation nationale. Une autre réunion serait également prévue entre la hiérarchie militaire et le Premier ministre, par ailleurs ministre de la Défense,  dans la soirée.

« Regrettable »

Me Bénéwendé Sankara, le président du Front progressiste sankariste (FPS), joint au téléphone en fin de soirée par Burkina24, a estimé que l’attitude des membres du RSP est « regrettable ». Il juge « inadmissible » ce qu’il a appelé « la confiscation de la démocratie » burkinabè.  « On ne peut pas sacrifier sur l’hôtel des intérêts personnels, fut-il l’intérêt de quelques gradés que ce soit, le pouvoir du peuple ne peut être l’armée« , dit-il.

Il a dit espérer que la « sagesse » sera de mise afin de sortir vite de cette situation et d’aboutir à l’organisation à bonne date des élections.  « Nous pensons que la sagesse devrait prévaloir. Sinon,  tout ce que nous souhaitons, c’est qu’on respecte vraiment le peuple dans ses choix, ses options et qu’on laisse la transition organiser les élections et que ces élections propres ou acceptables permettent à notre peuple de choisir ses dirigeants« , a-t-il développé.

Le RSP

Le RSP a posé un certain nombre de revendications en fin décembre 2014 et un délai a été donné au Premier ministre afin de réagir. La question de la dissolution ou de la réorientation de cette unité d’élite au Burkina anime le débat national.

Pour le porte-parole du « Balai Citoyen »,  « le RSP peut en état ou désagrégé être affecté à d’autres missions en raison de la qualité des hommes qui le composent mais il ne peut pas contribuer à la sécurité présidentielle parce que dans une république dans un Etat de droit ce n’est pas le rôle de l’armée« .

En rappel, le 30 décembre 2014, la garde présidentielle avait posé un certain nombre de revendications, notamment sur le sort qui sera réservé à ce corps d’élite et la nomination du chef d’état-major particulier de la Présidence du Faso. Un ultimatum avait été donné au chef du gouvernement.

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