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L’endométriose, un mal féminin méconnu

L’endométriose est une maladie qui peut se présenter de façon très variable : on dit qu’elle a une présentation polymorphe. Elle est une maladie gynécologique à l’origine de douleurs du ventre et du bassin, qui est très mal connue. Il s’agit d’une migration anormale de cellules de l’endomètre en dehors de l’utérus. L’endométriose toucherait plus d’une femme sur dix entre 16 ans et 50 ans et entrainerait dans 25 à 50% des cas une infertilité selon le figaro.

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. A la fin du cycle menstruel, s’il n’y a pas eu de fécondation, une partie de l’endomètre (qui se renouvelle constamment) est évacuée avec les menstruations. L’endométriose est une maladie gynécologique causée par la présence de cellules de l’endomètre en dehors de l’utérus. L’endométriose est une affection fréquente et souvent non diagnostiquée de la femme qui se révèle souvent par des douleurs du ventre ou du bas – ventre au moment des règles. Mais de nombreuses présentations cliniques sont possibles dont un trouble de la fertilité.

L’endomètre est le tissu qui tapisse la paroi interne de l’utérus. Au cours du cycle et sous l’effet des hormones (estrogènes essentiellement), l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse. Mais, s’il n’y a pas fécondation, la partie interne de l’endomètre se désagrège et est éliminée lors des règles. Chez la femme qui souffre d’endométriose des cellules de l’endomètre vont subir le même cycle, mais ailleurs dans le bas ventre ou le ventre. Ce tissu semblable au tissu endométrial va se développer hors de l’utérus lors des cycles et provoquer des lésions, des adhérences et des kystes (endométriomes) dans les organes colonisés.

Dans la majorité des cas, cette colonisation, a principalement lieu dans le petit bassin sur les ovaires : c’est l’endométriose ovarienne avec essentiellement une sorte de kyste sur l’ovaire (endométriome). Dans les cas plus graves, le tissu endométrial va se développer sur la vessie ou le colon et le péritoine (la membrane qui tapisse le ventre), mais elle peut plus rarement s’étendre jusqu’aux poumons.

Qu’est-ce qui provoque l’endométriose ?

Les mécanismes qui conduisent à cette maladie restent mal connus. Plusieurs théories existent pour expliquer l’apparition de cette dernière sans qu’aucune n’expliquent totalement toutes les formes de la maladie. L’hypothèse principale est celle de l’implantation de tissu provenant de l’utérus en raison de menstruations rétrogrades. Pendant les règles, du sang peut en effet remonter par les trompes et parvenir dans la cavité du ventre. Il est possible que ce sang rétrograde transporte avec lui des fragments d’endomètre. Des facteurs de susceptibilité individuelle doivent donc intervenir dans le développement de la maladie. Ces facteurs peuvent être génétiques, mais les chercheurs soupçonnent aussi l’impact de certaines expositions environnementales.

Qui peut être victime de cette maladie ?

Toutes les adolescentes et les femmes réglées entre 15 et 50ans peuvent avoir une endométriose. Il n’est pas rare de voir de très jeunes femmes atteintes par cette maladie. Pour la plupart des femmes atteintes de cette maladie souffrent le martyre en réalité de douleurs gynécologiques violentes depuis la puberté, sans qu’une possible endométriose ait évoquée. Il existe également des cas de femmes ménopausées ou opérées qui continuent à souffrir d’endométriose, notamment à cause des traitements hormonaux substitutifs.

Comment se manifeste l’endométriose?

Elle se manifeste d’abord par des douleurs du bassin (douleur pelvienne) ou abdominale très fortes au moment des règles. C’est cette concordance des douleurs diffuses  avec les règles qui alerte le plus souvent les malades mais le délai de diagnostique reste le plus souvent long (plus de 7ans). L’endométriose provoque presque toujours des troubles qui sont initialement assez légers, puis deviennent de plus en plus intenses et parfois même intolérables.

Au début de la maladie, les douleurs surviennent essentiellement pendant les  règles ou seulement dans des situations particulières, par exemple après un rapport, lors des mictions ou des défécations.

Un autre signe de l’endométriose qui amène les malades à se consulter est la souffrance lors des rapports sexuels (dyspareunie). La particularité de ces dyspareunies est qu’elles ont tendance à durer.

D’autres signes ou douleurs plus « régionaux » peuvent alerter par exemple des difficultés et des douleurs pour uriner, traces de sang dans les urines ou les selles, douleurs du bassin lors des émissions de selles.

Il arrive aussi que la maladie reste silencieuse (asymptomatique) pendant longtemps et elle est alors découverte lorsque la jeune femme ne parvient pas à concevoir naturellement (problèmes d’infertilité).

Beaucoup de femmes atteintes souffrent non seulement de douleurs à l’endroit des foyers actifs d’endométriose, mais aussi de signes non spécifiques qui peuvent perturber leur état général : sensation de malaise général, douleurs abdominales, sensation de pesanteur abdominale, fatigue chronique et fluctuations de l’humeur. Il faut noter qu’il n’existe pas toujours de corrélation entre le degré sévérité de la maladie et l’intensité des symptômes.

Les organes les plus touchés en cas d’endométriose sont ceux du petit bassin à savoir les ovaires, mais aussi les ligaments utéro- sacrés, le rectum, la vessie et le vagin. Le retentissement de l’endométriose sur la fertilité d’une femme dépend du degré de sévérité de la maladie et des organes atteints. Celle responsable peut loger dans la région des ovaires, des trompes ou dans le péritoine environnant. Elle provoque donc des inflammations et des irritations de différents tissus et ces phénomènes inflammatoires se reproduisent au rythme des cycles menstruels, tout au long de la vie hormonale. Ce qui va aboutir à la libération de molécules inflammatoires dans la circulation générale et celles-ci vont perturber la maturation de l’ovule, l’ovulation et la fécondation de cet ovule.

Si dans de rares cas d’endométriose à un stade très modéré, une femme peut vivre sans aucun traitement particulier, mais la plupart du temps un suivi médical à vie est nécessaire. Le traitement consiste essentiellement à soulager car il n’existe pas de traitement définitif. Elle n’est traitée qu’en cas de fortes douleurs, d’infertilité ou d’endométriome (kystes) Le traitement n’est pas simple en raisons des récidives fréquentes quelques mois après l’arrêt d’un traitement La maladie diminue et disparait généralement après la ménopause, mais doit tout de même être surveillée surtout quand des traitements hormonaux de substitution sont mis en place à la ménopause.

Sandrine BADO (stagiaire)

Infowakat.net

 

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