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Les Trois derniers objectifs du terrorisme Français au Sud du Sahara

Dans l’art de la guerre, du Chinois Sun Tzu, un des livres de guerre les plus célèbres, nous pouvons lire ce qui suit : « Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux. Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales. Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites. »
La dernière phrase de ce texte illustre très bien les résultats catastrophiques obtenus jusqu’à présent par quatre pays Africains au Sud du Sahara dans la lutte contre un terrorisme qui leur a été imposé : ce sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. En ignorant le vrai terroriste, nous ne pouvons compter que des défaites.

1- La Lybie actuelle

La Libye est passée de bouclier anti-terroriste au Sud du Sahara à bouclier anti-migratoire des Africains vers l’Europe. La Libye sert également de base arrière pour les employés français dénommés terroristes qui endeuillent la sous région. Au lendemain de la chute du Guide libyen, la France a envoyé 4000 soldats pour marquer une sorte de no man’s land (comme on le dit au Ghana) dans la bande sahélo sahélienne. Aujourd’hui son armée d’occupation est passée à 7000 soldats. Voilà pourquoi, malgré l’appel que ne cessent de lancer les chefs d’Etat Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré et Tchadien Idriss Itno Déby sur la résolution primordiale de la crise libyenne, la France et ses Ouailles occidentales font la sourde oreille. La Libye est également le sanctuaire de la réduction de la population africaine, chère à l’occident et particulièrement à la France, avec des trafics humains de tout genre.

2- Le Burkina Faso, le bouclier antiterroriste du Bénin, du Togo et du Ghana

Le Burkina Faso est pour le Bénin, le Togo et le Ghana, ce qu’était la Libye pour les pays du G5 Sahel. Pour la France faire tomber ou laisser tomber le Burkina Faso entre les mains des terroristes, sera une grande porte ouverte pour son industrie néocolonialiste vers les pays côtiers. Le terrorisme est brandi comme produit de chantage par la France pour la modification du budget du contrat de réhabilitation du chemin de fer par SITARAIL Bolloré. Le Président du Faso a d’ailleurs dénoncé publiquement lors du Traité d’Amitié et de Coopération/ BF-RCI, les manœuvres de la France à vouloir toujours modifier le budget de ce contrat. Paris n’a pas caché son mauvais œil de voir le Burkina Faso s’entendre avec le Ghana pour la construction du chemin de fer Ouagadougou-Tema. De tout ce qui précède, il fallait s’attendre à ce que les attaques terroristes s’intensifient. Malheureusement la France bénéficie du soutien de bon nombre de Burkinabè qui dans leur égocentrisme, pensent qu’il ne peut avoir de salut pour eux qu’en se livrant à la France.

3- Le Ghana, territoire de rêve impérialiste pour la France.

Pour la France, étendre son emprise sur le Ghana sera une grande victoire et un grand succès. Il n’est de secret pour personne que la France cherche depuis longtemps à mettre le Ghana sur son pupitre. Ces dernières années, elle ne cesse d’opposer au Ghana sa francophonie, son franc CFA et sa prétendue aide au développement. La sortie du Ghana du FMI, dirigé par la France, a été vue comme un échec pour la diplomatie française. Le succès sur le terrain de la politique économique du Ghana sans le FMI nourrit des appétits et remet en cause toute la politique de développement que ces institutions impérialistes imposent aux Africains. Il faut souligner que le Ghana est candidat pour abriter le siège de la Zone de Libre Echange Continental (ZLEC). La mise en place de cette institution sera un véritable moteur pour le développement économique du continent. Ce qui portera donc un coup dur pour l’importation des produits occidentaux. Nous avons donc le devoir, nous peuples d’Afrique, d’aider le Ghana à se protéger, contre le terrorisme de la France impérialiste.

Revenons sur le cas du Burkina. Il y a des soucis majeurs internes qui compliquent la maitrise de cette guerre : le manque d’équipements adéquats des soldats, la défaillance des services de renseignements et le vol des deniers publics par les membres du gouvernement. Il est inadmissible qu’on puisse tolérer l’achat d’armes défectueuses et de gilets pare-balles poreux qui ne servent qu’à décorer le corps de nos vaillants soldats. Nous demeurons convaincus qu’une des solutions seraient d’essayer ces gilets pare-balles ( de façon simultanée ) avec le Ministre en charge de la commande et tous ceux qui interviennent dans la chaine, avant de les remettre à nos Forces de Défense et de Sécurité. Nous galvaniserons ainsi nos bulkimdi à aller sur le théâtre des opérations sans avoir à risquer doublement leur vie.

La guerre par essence a toujours été un facteur de communion patriotique contre l’ennemi. «L’existence d’une menace extérieure à laquelle il est ajouté foi est, par conséquent, essentielle à la cohésion sociale aussi bien qu’à l’acceptation d’une autorité politique » (Rapport de la montagne de fer p.113). Aucun gouvernement corrompu ne peut demander à son peuple des sacrifices pour l’effort de guerre et s’attendre à des enthousiasmes. Il faut donc en la matière des hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Dans un pays en guerre, quelques soient les compétences du Commandement en Chef des Armées, si le service de renseignement est défectueux, il n’y aura pas de victoire. Le but ultime du renseignement ne consiste pas en la traque des « opposants » ou des libres penseurs , mais en l’anticipation des intentions des ennemis de la cohésion nationale.
Il est donc illusoire de nommer des néophytes à des postes stratégiques (DG et DGA) dans un centre de renseignement, comme l’Agence Nationale de Renseignement et escompter des résultats probants. Qu’on se dise la vérité ; ce sont des Burkinabè qui meurent en martyrs pendant que des hommes qui ont été formés au frais de l’Etat Burkinabè sont mis au garage.

Enfin, comparaison n’est pas raison, le renseignement ne saurait être l’apanage d’un seul spécialiste. Mais lorsque vous écartez tous les spécialistes en la matière, vous obtenez tout sauf du renseignement. Dans toutes les guerres et conquêtes africaines, on a toujours retenu les noms de quelques illustres comme Guimbi OUATTARA, YENNENGA, Diaba LOMPO, Chaca ZULU, Soundiata KEITA… Si nous voulons vaincre le terrorisme français, il nous faut plus de sérieux.

Pour conclure, dans l’art de la guerre le chinois Sun Tzu nous instruit : « Un prince de caractère, doit choisir l’homme qui convient, le revêtir de responsabilités et attendre les résultats… »

Le Président
Larba Israël LOMPO

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REDACTION

1 commentaire

Silowé 8 septembre 2019 at 18 h 00 min

-Très beau texte. Merci.

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