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 « L’heure n’est plus à faire les discours », dixit la FESCIBF

La Fédération estudiantine et scolaire pour l’intégrité au Burkina Faso a tenu un point de presse ce mardi 14 février 2017 pour faire le bilan de son Assemblée générale du 09 février dernier et les conclusions qui ont été arrêtées. Cette AG avait pour but de faire le point de la situation alarmante et chaotique dans laquelle les universités publiques sont plongées.

Aboubacar Ouattara, secrétaire général national de la FESCIBF

A l’issue de l’Assemblée générale du 09 février dernier de la Fédération estudiantine et scolaire pour l’intégrité au Burkina Faso (FESCIBF), des décisions ont été arrêtées parmi lesquelles, le retrait du principe de Kombissiri, l’annulation de la cotisation des parents d’élèves dans les établissements secondaires, l’effectivité des lignes de bus dans les cités universitaires reliant les universités publiques du Burkina Faso, de véritables propositions de la part du ministre en charge de l’enseignement supérieur pour la normalisation de l’année académique. Et ce, dans une semaine à compter du 09 février sans quoi des actions fortes seront mener sur le terrain afin d’engranger des acquis. La FESCIBF s’est dite ouverte au dialogue cependant, les autorités burkinabè font la sourde oreille à leurs différentes préoccupations. A cet effet, « il faut engager le combat pour que nos préoccupations soient aussi prises en compte parce que nos autorités burkinabè, tant qu’ils ne voient pas que c’est véritablement dur sur le terrain ne veulent pas réagir », a justifié la FESCIBF à travers la voix de son secrétaire exécutif national, Aboubacar Ouattara. Avant d’ajouter que le diagnostic est véritablement clair qu’à l’université, ça ne va pas.  « Tous les étudiants convergent vers les grandes écoles. Est-ce la solution pour le Burkina Faso de demain ? Ou les autorités veulent-ils utiliser l’université pour cantonner une génération pour laquelle ils n’ont pas de solutions ? Nous disons qu’il faut que ça cesse », a-t-il poursuivi.

En effet, pour le secrétaire général national de la FESCIBF, la fédération rejette le principe de Kombissiri, appliqué à l’UFR/SVT car il ne convient pas véritablement à leurs attentes du système LMD. « Plus rien ne marche à l’UFR/SVT, on n’arrive plus à faire les devoirs.  C’est pour dire que le combat se mène, la résistance est déjà engagée contre ce système sur le terrain », a-t-il indiqué. Selon ce principe, les semestres sont considérés comme des prérequis c’est-à-dire qu’il faut absolument valider les 2 sessions du 1er semestre avant d’entamer le second. Pour Aboubacar Ouattara, ce système n’est pas conforme aux différents textes du système LMD. Ainsi,  le système LMD qui est appliqué aujourd’hui diffère dans tous les UFR. Par exemple, dans les 2 UFR que sont l’UFR /SJP et l’UFR/SH, les conditions de passage ne sont pas les mêmes et aussi les curriculas ne sont pas respectés.

A travers ce point de presse, l’appel que la FESCIBF lance aux autorités de ce pays est celui de se pencher sérieusement sur les problèmes universitaires. « Nous pensons que le rapport qui est fait à nos autorités n’est peut-être pas celui qui sied », a conclu le secrétaire exécutif national, Aboubacar Ouattara.

En rappel, à l’ordre du jour de l’AG du 09 février 2017 étaient inscrits 3 points dont des informations relatives à des rencontres et des séances de discussion que le Bureau exécutif national (BEN) a eu avec le président de l’université Ouaga I Professeur JOSEPH Ki Zerbo, sa majesté le Moogho Naaba Baongo, les délégués de promotion et la directrice de l’Unité de formation et de recherche (UFR) Sciences de la vie et de la terre (SVT), les présidents de quatre universités publiques et le Secrétaire général du ministère en charge de l’enseignement supérieur. A cela s’ajoute le point de la situation académique, scolaire et sociale des étudiants du Burkina Faso dont le retard académique, le manque de gouvernance universitaires, les promesses non tenues et les engagements non respectés par les autorités administratives. Et enfin, il a été question d’une rencontre avec la direction de la fonction publique, de l’office nationale du baccalauréat et de la présidence de l’université concernant les difficultés de légalisation des attestations de diplôme dont la validité est épuisée.

Bernadette DEMBELE, stagiaire

infowakat.net

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