Actualité Burkina Opinion

Luc  Adolphe TIAO (LAT), un bel exemple que doivent suivre François et Blaise Compaoré

Le tout dernier premier ministre du  régime de Blaise Compaoré, Luc  Adolphe TIAO , puisse qu’il s’agit de lui, a donné un exemple approprié à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre  se sont exilés à l’extérieur du pays après les évènements d’octobre 2014 et de septembre 2015 qu’on connu notre pays. Malgré les multiples faits qui lui sont reprochés, LAT a tenu à répondre et à assumer une fois pour toute, ses responsabilités. Un adage de chez nous ne dit-il pas que l’oiseau à beau volé plus haut, il finira par ce poser sur la branche ? Eh oui, c’est peut-être cette leçon qu’a assimilé LAT entrainant son retour au bercail depuis le 13 septembre 2016.

Le 16 Septembre 2016, alors qu’il venait d’arriver fraichement de son pays d’exil qu’est la Côte d’Ivoire (il faut souligner qu’il a préféré accompagner son patron Blaise Compaoré dans sa belle famille) Luc  Adolphe TIAO  a été entendu puis déférer à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Depuis l’insurrection d’octobre 2014, l’ancien journaliste et Premier ministre à l’époque n’a plus respiré l’air frais du Burkina Faso. Des susurres laissaient entendre qu’il avait écrit une lettre le 28 octobre 2014, disant de recenser les noms de tous les fonctionnaires de l’Etat qui iraient à la marche que l’opposition avait convoqué à l’époque pour dire NON à la modification de l’article 37 et au senat. Ces fonctionnaires seraient sanctionnés. D’autres personnes disaient qu’il avait ordonné aux forces de l’ordre de contrer les manifestants par tous les moyens. Bref, ce ne sont que des spéculations. Il faut rappeler à tous que l’ex-premier ministre a été arrêté et inculpé pour « assassinats, coups et blessures volontaires et complicité de tous ces actes-là». Disons que les chefs d’accusation qui pendaient au dessus de sa tête, telle l’épée de Damoclès,  étaient consistants ; ce qui a d’ailleurs valu son transfert à la MACO.

A entendre que les anciens ministres du régime Compaoré étaient interpelés par la gendarmerie pour des auditions et d’autres inculpés et déférés dans des  maisons d’arrêt et de correction ;  c’était encore une preuve tangible pour un fuyard et peureux de prolonger son séjour dans son pays d’exil. Mais ça n’a pas été le cas pour lui. Est-ce parce qu’on n’est jamais mieux que chez soi ou, est-ce pour cause de nostalgie ? Une autre chose est certaine. On a constaté depuis la prise de pouvoir du nouveau régime, que les prisonniers de la transition sont lousses sur tous les plans. LAT peut aussi estimer que le mieux serait de venir faire deux ou trois mois en prison et après être libéré, que de passer toute sa vie à jouer au jeu de cache-cache avec la justice quand on sait que tôt ou tard l’on devra répondre de ses actes. Dans tous les cas, l’on peut dire qu’il a fait preuve de courage afin d’assumer maintenant et non après ses responsabilités. Il le fallait tôt ou tard car un autre adage dit que «  le renard passe et passe, chacun  a son tour chez le coiffeur ».

N’est-ce pas là, un bel exemple que doivent suivre Blaise Compaoré, François Compaoré, sa belle mère Alizèta Gando et tous ceux qui ont quitté le pays parce qu’ils craignent à la justice ? Si tous ces ex hommes et femmes « forts » pouvaient regagner leur pays d’origine et  répondre de leurs actes devant la justice (s’il s’avère qu’ils sont impliqués dans un quelconque crime),  le Burkina Faso serait un Eldorado quand on sait que la question de justice crée toujours une grogne sociale. Que chacun fasse comme l’a dit Norbert Zongo, « Si tu dis, tuez-le ! Aies aussi le courage de dire un jour que c’est mois qui ai dit de le tuer ». Ainsi, la vie ne serait-elle plus vécue comme dans une jungle ou les plus forts dévorent les plus petits. Que chacun assume ses responsabilités au lieu de les fuir.

Armand Kinda

Infowakat.net

Avis Facebook pour l’UE! Vous devez vous connecter pour afficher et publier des commentaires FB!

ARTICLES SIMILAIRES

Mali : Une affaire d’uniforme de mariage divise un couple

REDACTION

Centre-nord : les FDS mettent en déroute des terroristes à Namisiguima

INFOWAKAT

Musique : Saga Den, une étoile montante de la musique burkinabè

INFOWAKAT

Avis de recrutement de personnels au profit du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL)

INFOWAKAT

Entreprenariat : De la Banque en passant par le secteur minier, il démissionne pour créer sa firme

INFOWAKAT

Mali: l’armée française tue une femme pendant une poursuite

INFOWAKAT

Laisser un Commentaire

Infowakat

GRATUIT
VOIR