Actualité Burkina Société

Luc Marius IBRIGA : « pendant la Transition, la Société Civile a joué un rôle qui n’était pas le sien  »

Le Contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, a été l’invité “sur la brèche” à la Télévision nationale du Burkina ce dimanche 28 août 2016. Il s’est prononcé sur l’actualité nationale et internationale. Ce fut aussi l’occasion pour lui de se confier à l’opinion publique, l’évolution sur le rapport de l’audit de la transition fait après la mise en place du nouveau pouvoir.

Luc Marius IBRIGA Le Contrôleur général d’Etat
Luc Marius IBRIGA  Contrôleur général d’Etat

Luc Marius IBRIGA (LMI) a fait savoir, quant au rapport de l’audit de la transition, que tous les rapports ont été remis à l’exception du rapport de l’audit de la présidence du Faso qui n’avait pas encore été achevé. Selon la procédure normale, il laisse entendre que le rapport final devrait être remis à ceux qui sont incriminés pour qu’ils fassent leurs observations. « C’est le seul rapport qui n’a pas été encore transmis au président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo », a-t-il précisé. A l’en croire, « tous les rapports de l’audit de la transition à l’exception du rapport de la présidence du Faso ont été remis ». De ces rapports, LMI a révélé qu’il y avait des situations irrégulières. Pour cela, dit-il, « nous devons travailler comme dans un Etat de droit ». Selon lui, dans un Etat de droit, celui qui n’est pas conforme aux règles de droit doit être sanctionné. Cependant, a-t-il ajouté que chaque ministre a reçu le rapport concernant les membres de son département. Aussi, des recommandations y figurent-ils et il appartient, selon lui, à ces autorités de prendre les décisions nécessaires. « Il y a des irrégularités dans les passations de marchés et cela engage la responsabilité du ministre de l’intérieur », a-t-il martelé.

Les dissipations des biens publics

Luc Marius IBRIGA sur la RTB2Les rapports seront transmis au procureur du Faso selon les procédures qui sont celles des autorités supérieures de contrôle de l’Etat, à savoir que toute dissipation de biens publics à hauteur de 1 million est aujourd’hui considéré comme un crime au Burkina Faso. « Ce qui fait que tous les dossiers qui comportent des dissipations de biens qui sont au niveau de un million nous les transférons au procureur du Faso à charge à lui de donner la qualification et d’incriminer ou d’inculper les personnes si cela a lieu d’être », a-t-il expliqué. Aussi, a-t-il fait savoir que celui qui paye un marché qui est irrégulier engage sa responsabilité. De ce point de vue il y a des personnes qui sont passible, selon lui, de la justice classique mais il y a des personnes qui eux relèvent de la haute Cour de Justice.

De la crédibilité des OSC

Pour LMI, pendant la Transition, la Société Civile (SC), compte tenu du caractère exceptionnelle de la période, « a joué un rôle qui n’était pas le sien » parce qu’une fois les institutions de la Transition mises en place,  les partis politiques se sont lancés dans les élections et l’on a abandonné toute la défense de la Transition à la Société civile. « Ce qui fait que beaucoup d’organisations de la société civile aujourd’hui, ont à l’esprit qu’ils sont des partis politiques chargés ou habituer à gérer le pouvoir », a-t-il laissé entendre. C’est la raison pour laquelle, de son avis,  qu’il y a actuellement une phase de reflue de la Société Civile. A cela, il estime qu’il faut « une période de décantation » pour redonner à la société civile son vrai rôle qui est celui d’ « interpellation, de dénonciation et de proposition ». Pour lui, la SC ne devrait pas se doter du rôle de gouvernance.

A savoir si la Société Civile burkinabè est crédible, LMI soutient que « la société civile burkinabè est très crédible ». Si à l’approche de l’insurrection, l’on a assisté à une prolifération des OSC au point que certaines d’entre elles n’avaient pas de récépissé, LMI suggère qu’il y ait « une période de décantation de tous ceux qui se réclamaient de la société civile » car, selon lui, d’autres étaient pour la plupart « des structures qui avaient été créées par des partis politiques » afin de mener aussi le combat contre le sénat et contre l’article 37.

En ce qui concerne le site du mémorial en cours pour Thomas Sankara, LMI se réjouit du fait que l’on ait eu l’initiative d’immortaliser le père de la révolution, mais il s’insurge contre le choix du site qui est au conseil de l’entente. Pour lui, le conseil de l’entente est « un lieu de torture et d’assassinat ».

Armand Kinda

Infowakat.net

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