Burkina Société

Lutte contre le mariage précoce, le Burkina peut mieux faire

Le rapporteur spécial sur l’élimination  du mariage précoce auprès de l’Union Africaine (UA), Fatima Zohra Sebaa Delladj a séjourné à Ouagadougou du 25 au 27 juillet 2016. A l’occasion, elle a eu plusieurs rencontres avec des acteurs étatiques mais aussi ceux de la société civile, qui interviennent dans la protection de l’enfant. Au cœur des échanges avec les différents acteurs, la problématique du mariage d’enfants.

Rapporteur spécial UA
Fatima Zohra Sebaa Delladj, rapporteur spécial de l’UA sur le mariage des enfants, a jugé sa mission très satisfaisante

L’UA a lancé en octobre 2014 une campagne continentale contre le mariage des enfants. Il a été demandé à une trentaine de pays où le taux de mariage précoce est élevé de répercuter cette campagne au plan national. Avec plus de 50% des mariages concernés, le Burkina est parmi ces pays. Ce faisant, la campagne nationale a été lancé en mars 2015. Fatima Zohra Sebaa Delladj est donc venue constater l’état d’avancement de ladite campagne.

Dans la soirée du mardi 26 juillet elle a eu un échange avec plusieurs acteurs dans la salle Elie Saré du ministère en charge de l’action sociale. Au cours de cette rencontre, elle a fait un bilan de son séjour. Pour elle, des points positifs ont été constatés. Il s’agit principalement de l’existence d’une stratégie de prévention et d’élimination des mariages d’enfants. Selon elle, ce document est un cadre cohérent pour endiguer le mariage précoce. « En effet, précise-t-elle, les autorités Burkinabè ont pris des engagements importants pour lutter contre le mariage forcé et précoce et ont interdit le mariage forcé. »  Par ailleurs le Burkina a ratifié de nombreux textes internationaux relatifs à la protection des enfants

Toutefois le chemin à parcourir reste long si l’on en croit le rapporteur spécial. Pour elle, de nombreux obstacles et défis se dressent sur le chemin de la lutte contre le phénomène. Selon le constat des acteurs, en  plus d’être insuffisant l’arsenal juridique rencontre des problèmes dans son application.

Fort de ce constat, plusieurs recommandations ont été formulées pour parvenir à l’élimination, ou tout au moins à la baisse substantielle du phénomène des mariages précoces. La prescription de 18 ans comme âge minimum de mariage pour les garçons et les filles cela, quel que soit la forme de mariage (coutumier ou religieux), la mise en place des comités locaux de surveillance du phénomène, la promotion de l’éducation et le maintien des filles à l’école, sont entre autres les actions recommandées.

« La mission s’est très bien passée » a laissé entendre le rapporteur spécial. Du reste, elle avoue avoir constaté une réelle volonté politique pour en finir avec le mariage précoce.

Y.I

Infowakat.net

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