Le Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture SYNATIC a organisé un sit-in de 3h ce matin 12 Juin 2019 à la porte de la radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB). Les travailleurs de la RTB et de Sidwaya sont sortis pour porter haut leur voix afin que le gouvernement tienne ses engagements en faisant passer les médias publics en société d’Etat.
En 2016 le gouvernement a signé un protocole d’accord pour transformer les médias publics en société d’Etat. Mais depuis lors, « le dossier n’avance pas. Nous reprochons au gouvernement d’avoir fait trainer les études plus de deux ans. Maintenant que les études sont finies et les propositions faites, on traine les pieds pour prendre la décision et nous ne comprenons pas cette lenteur. C’est pourquoi nous disons que c’est une roublardise du gouvernement pour encore gagner du temps » a déclaré Aboubacar SANFO, secrétaire général du SYNATIC.
Les travailleurs se disent « surpris et déçus du traitement réservé à leur dossier en conseil des ministres le 29 mai dernier ». Ils ne comprennent pas pourquoi il faut approfondir encore les études sur le passage des médias public en société d’Etat après une qui avait déjà été menée et validée par une commission mixte il y a deux ans.
D’ailleurs à l’époque en 2016 « le SYNATIC avait bien signalé qu’on n’avait pas besoin d’étude pour cela car c’est une décision qui avait été déjà actée par les lois sur la presse votée le 04 septembre 2015. Il y a donc eu des réflexions antérieures et l’ensemble des acteurs qui ont travaillé sur le dossier estimaient que le statut qui va résoudre les problèmes récurrents et structurels depublicss publics est celui de société d’Etat ».
Observé sur toute l’étendue du territoire nationale, le SYNATIC espère « qu’à l’issu de ce sit-in le gouvernement va se pencher sérieusement » sur le dossier « en prenant la décision qu’il faut».
Cependant s’il n’y a pas de satisfaction, « il y a d’autres formes de protestation que nous saurons utiliser en temps opportun mais nous espérons ne pas en arriver là ».
Djamila KAMBOU
Infowakat.net